Lundi 29 septembre. Il fait encore noir dehors lorsque nous nous engageons sous le couvert de la longue allėe d'arbres qui fut aménagé dans les temps anciens par les chevaliers de l'ordre des Templiers. L'atmosphere mystérieux crėė par le lieu est amplifiė par la lueur de notre lampe frontale qui guide nos pas.
Ce matin nous aborderons la journée en reléguant aux oubliettes la morale a la Brigitte Bardot en visite aux Îles de la Madeleines ou l'indignation caracterielle des pseudos ecolo du Plateau.
Ces jours de fête a Agreda et les traditions se vivent a leur façon. Nous assisterons a l'Encierro de reses braves qui se tient dans les rues etroites du coeur de la cité de 3700 habitants. L'événement debute a 08h00. Nous sommes acceuillis sur la place principale par des hommes qui nous offrent des patisseries et un verre de vin doux du pays, un moscatel. Nous marchons dans les ruelles etroites jusqu'à ce que nous identifions un endroit stratégique d'ou nous pourrons observer et capter des photos de l'activité a l'abris derrière de solides clôtures de fer. Dans quelques instants des taureaux agressifs seront lachés dans les rues. Avec plusieurs gens de la place, certains un peu plus pactės que les autres, je me tiens au centre de la rue surveillant attentivement l'arrivée des premières bětes en ayant bien sûr pris soin de reperer un espace pour retraitė rapidement derrière les barreaux. De puissantes détonations annoncent le laché des furieux animaux. Ils arrivent a une vitesse folle alors que les "BRAVES" rétractent a l'abris. Pauline est un peu contrariée que je sois le dernier a sauter la cloture, qui l'eu cru? Pas que Pauline soit contrariée mais que je sois le dernier! Le reste de l'événement consiste a retourner dans la rue pour attirer les taureaux qui passent et repassent s' arretant a l'occasion a notre hauteur pour charger la cloture et la foule aussi surexcité qu'eux. Un plus brave que les autres s' applique a prendre le taureau par les cornes. N'ayez crainte ce n'est pas moi. Pas si fou que ça le gars, je me contente de le photographier.
Puis nous passons l'après midi à flaner dans les vieilles rues de cette belle petite ville Le couvent des soeurs Franciscaine de Marie occupe une place dominante. C'est ici que cette congrégation de religieuses a ete fondée au dix septième siècle. La presence et l'influence de ces soeurs missionnaires dans le monde ont contribué a l'essort de la ville. Ma regretėe soeur Louise a ete membre de cette communauté religieuses au debut se sa vie adulte.
Nous poursuivons notre découverte de la ville dans le quartier Arabe. Les murs de pierre decrepis de cette partie de la ville remonte au neuvième siècle. Deux portes typique de l'epoque en forme de trou de serrures subsistent dans l'epaisse muraille qui ceinture le quartier.
Une pause café nous permet de se détendre un peu avant le spectacle de 17h00 a la Plaza de Toro. L'arene de taureau circulaire acceuille en cette fin de journée une corida appelée Taurino. Nous ne savons pas trop a quoi nous attendre. Plutot en fin d'avant midi nous nous y etions présentės pour assister a une corida a l'intention des jeunes adolescents. Ces jeunes plein de boutons et d'adrenaline affrontent des taureaux de deux ans. Ils restent plutot collés aux bandes et cages protectrices en attirant les jeunes taureaux surexcités qui apres cinq a dix minutes de course folle dans l'arène retournent dans leur enclos. Certains jeunes, plus braves ou plus fous avancent quelques pas dans l'arene avec un tissus rouge qu'ils abandonnent rapidement derrière eux en fuyant hors du parterre quand le taureau les repèrent. Mais ce soir c'est un spectacle pour adulte.
L'arene est pleine. La foule est animée tout en etant contenu. Un atmosphère bonne enfant. Le cavalier vedette fait son entrée sur une superbe monture suivit d'une dizaine d'autre chevaux qui seront utilisés selon les etapes du spectacles. Suivent trois torreadors en tenue d'apparat avec leur cape. Un premier tour de piste permet de constater les talents du cavalier et de sa bete, un pure sang arabe. La fanfare entonne le rythme typique du debut d'une corida. Le premier taureau entre en courant. S' en suit une course entre la monture et le taureau ou toute l ' habilité du cheval et du cavalier sont mis en valeurs. La foule apprecie. La suite releve de l'art de la taureaumachie. Banderilles et autres objets perforants sont enfoncés dans la bete qui s' essouffle jusqu'à ... son dernier souffle. Les spectacteurs sont plus excités par les prouesses du cavalier que par l'assaut final. Une certaine forme de retenue et de compassion peut se lire dans l'attitude d'une grande partie de la foule. Cela ne rends pas l'exercise automatiquement romanesque mais il faudrait approfondir notre connaissance de ce peuple et de sa culture avant de porter un jugement hatif sur ce spectacle qui nous choquent un peu sur la base de nos propres valeurs. Mais quand on voyage c'est pour découvrir l'autre, pas pour le juger.
Nous sommes satisfait de notre expérience en sachant que je ne chercherai pas nécessairement a renouveler ma présence a ce type de spectacle dans cette forme.
mardi 30 septembre 2014
Encierro et EspectaculoTaurino
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Publier un commentaire