J'écoute le thème de Forest Gump et je vois... les quarantes prėcėdents jours.
Je virvolte...Je survole...Je tournoie...Je sens...Je resens...Je goute...Je vois...
Je vois les imposants chateaux musée restaurés, les ruines evocatrices.
Je vois les hameaux qui les entourent peuplė d'hommes et de femmes qui refusent de se conformer a la dictature du conformiste.
Je vois ces Cathares libres et fiers, vivants pres de la nature. Des hommes bons, des femmes justes, des gens libres.
Je vois des querres meutrières.
Je vois l'inquisition avide de pouvoirs et de domination.
Je vois des gens qui refusent de renier leur foi.
Je les vois sur le bucher. Ils prient en offrant leur ame et leur sacrifice à Dieu.
Je vois ces dessins d'animaux tracés sur les parois d'une profonde caverne par des hommes il y a seize mille ans.
Je les vois se receuillir å la lueur de leur torche dans cette Cathédrale naturelle.
Je vois des pêcheurs qui rentrent au port. Leurs bateaux chargés des prises que la Méditerranée leur a offert. Ils rejoignent leurs cousins qui cultivent la vigne et font pousser l'olivier sur les pentes abruptes qui bordent la mer.
Je vois tous ces gens festoyer, boire du bon vin, chanter et celebrer la Catalogne, leur Pays volė.
Je vois Dali, Gala, la barque jaune.
Je vois son genie. Je m'immerge dans l'eau de sa baie adorée et resent sa folie.
Je vois d'ancestraux nobles geants bienveillants qui dansent.
Je vois, la nuit tombėe, les betes les plus sombres les plus menacantes sortir de l'ombre.
Je les vois guider par Lucifer en personne et sa bande de démons.
Je les vois cracher le feux et le venins dans des fanrandoles folles.
Je vois des createurs, visionnaires, artistes, architectes, artisans de tous les metiers edifier d'immenses et magnifiques Cathedrale.
Je vois Christophe Colomb pointant l'horizon.
Je vois mon frère prêt a partir sur la mer.
Je vois des hommes et des femmes s' entraîner et se rassembler pour former des tours humaines pour gratter le ciel.
Je vois une foule admirer les prouesses du cavalier et de sa superbe monture defier le taureau hargneux.
Je vois la meme foule respecter le courage et la ténacité de ce meme taureau qui lutte jusqu'a la mort.
Je vois ces "braves", un peu fou, defier les taureaux aux cornes menacantes lachés libres dans les rues et je sens l'adrénaline revenir en moi.
Je vois les cascades des jardins d'un monastère.
Je vois un de ses moine faire cuire le chocolat rapporté de son voyage avec Cortez.
Je vois dans une balance, un sac de grains et un nouveau-nėe ces traditions plus que millénaires se perpetuer avec la plus grande fierté de ces gens.
Je vois, je sens, je goute l'amitié des gens qui nous invite à partager un "Comida popular".
Je vois ces pêcheurs Basques qui rentrent sur la côté et les puissantes vagues qui deferlent sur les rives de roches menacantes.
Je vois l'Atlantique qu'ils ont traversé pour chasser la baleine dans l'estuaire du Saint Laurent.
Je vois les plages de leur pays. La place du marché de leur village. Les etals qui debordent de tout ce que la mer, la terre et leurs mères peut offrir.
Je vois les hauts sommets des montagnes. Le train qui grimpe, le sentier qui descend.
Je vois les chevaux, les vaches, les moutons qui y habitent, les vautours qui les survolent.
Je vois les routes etroites et périlleuses qui y conduisent.
Je vois des points de vue imprenables.
Je vois les precipices, les vallées. Les habitants, bergers, agriculteurs qui produisent des fromages divins. Des boulangers qui nourrissent le quotidien.
Je vois cette autre marché, je sens l'odeur du jambon, je goûte le saucisson, je mange le bon pain, je deguste ce vin.
Je vois les frontons et les joueurs de pelote en sueurs.
Je vois Lourdes...je vois le lieu ou Bernadette a vue Marie. Je vois la source, les bains, le sanctuaire.
Je vois ces villages accrochés a flanc de falaises, construits sur de hautes montagnes, enchâssés dans d'etroits ravins.
Je goute tous ces mets delicieux, tous ces vins excellents.
Je vois cette immense cathédrale, ses incomparables revêtements peints, cette belle ville parmi tant d'autres.
Je vois la Butte Montmarte, ses prostituées, le Moulin Rouge, les traits de piceaux et les couleurs de Toulouse Lautrec.
Je vois l'argile se transformer en cassoule sous les mains habiles du potier. Je goutte le cassoulet authentique.
Je vois Toulouse, la ville rose. Ses rues, ses restos, sa vie et son climat agréable.
Je me sens petit et choyé dans cette univers de grandeur et de bonheur.
Et je vois...
Je prie, je remercie Dieu.
Et ce n'est pas fini...
A chaque jour, en ouvrant mes yeux, en ouvrant mon esprit j'espère continuer a voir...
Voir ce qu'il y a de plus important autour de moi.
Ceux que j'aime, ceux qui m'aiment...et tous les autres.