samedi 25 octobre 2014

Fin et ....

Dimanche 19 octobre 2014 07h30 du matin,aeroport Toulouse-Blagnac l'embarquement sur le vol qui nous ramène chez-nous vient d'etre annoncé.

Cette aventure se termine.

Heureux suis-je de ce voyage. 

Heureux aussi de revenir.

Ce retour ouvre la voie pour imaginer un autre depart.

Quand?  Aucune idée.

Où?  Pas plus d'idée prėcise.

Les rêveries,  les reportages de par le monde, les rencontres nous indiqueront la route le temps venu.

D'ici lå plein de projets à réaliser et à partager.

Fin

samedi 18 octobre 2014

Je vois...

J'écoute le thème de Forest Gump et je vois... les quarantes prėcėdents jours.  

Je virvolte...Je survole...Je tournoie...Je sens...Je resens...Je goute...Je vois...

Je vois les imposants chateaux musée restaurés, les ruines evocatrices.

Je vois les hameaux qui les  entourent peuplė d'hommes et de femmes qui refusent de se conformer a la dictature du conformiste.

Je vois ces Cathares libres et fiers, vivants pres de la nature.  Des hommes bons, des femmes justes, des gens libres.

Je vois des querres meutrières.

Je vois l'inquisition avide de pouvoirs et de domination.

Je vois des gens qui refusent de renier leur foi.

Je les vois sur le bucher.  Ils prient en offrant leur ame et leur sacrifice à Dieu.

Je vois ces dessins d'animaux tracés sur les parois d'une profonde caverne par des hommes il y a seize mille ans.

Je les vois se receuillir å la lueur de leur torche dans cette Cathédrale naturelle.

Je vois des pêcheurs qui rentrent au port.  Leurs bateaux chargés des prises que la Méditerranée leur a offert.  Ils rejoignent leurs cousins qui cultivent la vigne et font pousser l'olivier sur les pentes abruptes qui bordent la mer.

Je vois tous ces gens  festoyer, boire du bon vin, chanter et celebrer la Catalogne,  leur Pays volė.

Je vois Dali, Gala, la barque jaune.

Je vois son genie. Je m'immerge dans l'eau de sa baie adorée et resent sa folie.

Je vois d'ancestraux nobles geants bienveillants qui dansent. 

Je vois, la nuit tombėe, les betes les plus sombres les plus menacantes sortir de l'ombre.

Je les vois guider par Lucifer en personne et sa bande de démons.

Je les vois cracher le feux et le venins dans des fanrandoles folles.

Je vois des createurs, visionnaires, artistes, architectes,  artisans de tous les metiers edifier d'immenses et magnifiques Cathedrale.

Je vois Christophe Colomb pointant l'horizon.

Je vois mon frère prêt a partir sur la mer.

Je vois des hommes et des femmes s' entraîner et se rassembler pour former des tours humaines pour gratter le ciel.

Je vois une foule admirer les prouesses du cavalier et de sa superbe monture defier le taureau hargneux. 

Je vois la meme foule respecter le courage et la ténacité de ce meme taureau qui lutte jusqu'a la mort.

Je vois ces "braves", un peu fou, defier les taureaux aux cornes menacantes lachés libres dans les rues et je sens l'adrénaline revenir en moi.

Je vois les cascades des jardins d'un monastère. 

Je vois un de ses moine faire cuire le chocolat rapporté de son voyage avec Cortez.

Je vois dans une balance, un sac de grains et un nouveau-nėe ces traditions plus que millénaires se perpetuer avec la plus grande fierté de ces gens.

Je vois, je sens, je goute l'amitié des gens qui nous invite à partager un "Comida popular".

Je vois ces pêcheurs Basques qui rentrent sur la côté et les puissantes vagues  qui deferlent sur les rives de roches menacantes. 

Je vois l'Atlantique qu'ils ont traversé pour chasser la baleine dans l'estuaire du Saint Laurent.

Je vois les plages de leur pays.  La place du marché de leur village.  Les etals qui debordent de tout ce que la mer, la terre et leurs mères peut offrir.

Je vois les hauts sommets des montagnes.  Le train qui grimpe, le sentier qui descend.

Je vois les chevaux, les vaches, les moutons qui y habitent, les vautours qui les survolent.

Je vois les routes etroites et périlleuses qui y conduisent.

Je vois des points de vue imprenables.

Je vois les precipices, les vallées.   Les habitants, bergers, agriculteurs qui produisent des fromages divins.  Des boulangers qui nourrissent le quotidien. 

Je vois cette autre marché,  je sens l'odeur du jambon, je goûte le saucisson,  je mange le bon pain, je deguste ce vin.

Je vois les frontons et les joueurs de pelote en sueurs.

Je vois Lourdes...je vois le lieu ou Bernadette a vue Marie. Je vois la source, les bains, le sanctuaire.

Je vois ces villages accrochés a flanc de falaises, construits sur de hautes montagnes, enchâssés dans d'etroits ravins.

Je goute tous ces mets delicieux, tous ces vins excellents.

Je vois cette immense cathédrale,  ses incomparables revêtements peints, cette belle ville parmi tant d'autres.

Je vois la Butte Montmarte, ses prostituées,  le Moulin Rouge, les traits de piceaux et les couleurs de Toulouse Lautrec.

Je vois l'argile se transformer en cassoule sous les mains habiles du potier.  Je goutte le cassoulet authentique.

Je vois Toulouse,  la ville rose.  Ses rues, ses restos, sa vie et son climat agréable.

Je me sens petit et choyé dans cette univers de grandeur et de bonheur.

Et je vois...

Je prie, je remercie Dieu.

Et ce n'est pas fini...

A chaque jour, en ouvrant mes yeux, en ouvrant mon esprit j'espère continuer a voir...

Voir ce qu'il y a de plus important autour de moi.

Ceux que j'aime, ceux qui m'aiment...et tous les autres.

Toulouse quand tu nous tiens.

Samedi 18 octobre.   Se promener dans la ville de Toulouse est bien agreable.  Il y a beaucoup de gens en ce samedi matin.   Passage sur le toit panoramique des Galeries Lafayette, au 6 ieme etages pour une superbe vue sur la ville.    Une pause pour un croissant café pour le petit dejeuner avant de poursuivre la visite vers la Cathédrale Saint-Sernin qui etait fermée hier lors de notre passage.  Promenade et magasinage au hasard des rues.   Pause pour le repas du midi dans un charmant petit resto qui propose une assiette de saucisses de Toulouse et feves vertes absolument exquise.  Promenade sur les rives de La Garonne et visite du monastere des Jacobins ou est conservée la relique de Saint-Thomas d'Aquin.  Une fois par année la relique est sortie de sa niche sous l'autel de la Cathédrale pour etre transportée en grande procession dans le monastere.  L'événement est grandiose et des centaines de religieux  Dominicain viennent de partout dans le monde pour y participer.  Pour partager l'expérience nous devrons revenir une autre fois.  La fete est celebrée le 28 janvier de chaque année invariablement.  
Avez-vous cru un instant que j'allais vous dire que l'événement se tenait lors de notre passage? !!! Avouez?
Mais croyez moi quand  je vous dis que Toulouse est absolument magnifique pour y flaner.   Je m'imagine facilement passer une semaine de repos et resto dans cette belle ville. Toulouse a un je ne sais quoi du charme de Paris en plus calme, plus a dimension humaine. Je choisirais un sejour a Paris pour les musées mais un sejour à Toulouse pour l'art de vivre. Peut-etre une autre fois.
Ce soir c'est la finale du voyage.  Nous avons reservé dans un restaurant Italien musical ou spectacle de guitare et bonne table avec les produits des producteurs Sicilien sont a l'honneur.  L'ouverture est son nom. Le classement et les commentaires sur TripAdvisor et les autres sites d'évaluation de restaurants sont élogieux.   Au premier appel la soirée etait complète, nous nous placons sur une liste de reservation en attente.  En fin d'apres-midi on confirme a la reception de notre hotel nos deux places. Nous souhaitons que  la difficulté a obtenir une reservation pour la soirée soit proportionnelle a la qualité de l'expérience qui nous attend.  La barre est haute.
Comme prevu nous nous attablons a 20h00 au restaurant.  L'acceuil est charmant. Nous sommes réunis a une table de plusieurs personnes.   L'atmosphere est tres conviviale.   On se croirait dans un repas en famille.  Nos compagnons de table, un charmant couple dans la trentaine avancée sont agreables pour la discussion.   Nous convenons meme de partager avec eux une bouteille de vin.  Des mises en bouches, charcuteries,  olives, bruchetta nous sont servis avec un verre de proseco Sicilien.   Le concert commence.  Le guitariste interprète des pieces de repertoires classiques et populaires qui contribuent a renforcer l'atmosphère intimiste.  Le repas excellent, pates au citron, salade aux legumes sicilien, champignons gratinés a la viande, assiette de fromage et Panacotta delicieux.  
Cette conclusion de notre voyage est a la hauteur.  C'est comblés que nous retournons calmement a notre chambre d'hotel que nous quitterons tres bientot.  A 5h30 non pas demain matin mais ce matin car il est passé minuit lorsque je termine ces lignes en buvant un dernier café.   Bonne nuit.

vendredi 17 octobre 2014

Bye bye camping-car

Vendredi 17 octobre. Trois mille deux cent quatre vingt quatorze kilometres parcourus en quarante jour.  Aujourd'hui nous retournons notre monture à l'agence de location.
Le camping-car de marque Burstner, un Nexxo de sept mètres quarante est monté sur un chassis de camionnette Fiat Ducato 130 multijet. Un puissant moteur diesel couplé a une transmission manuelle six vitesses nous a permis de rouler dans un grand confort.  La suspension est douce, la conduite tendre et précise, la puissance suffisante pour grimper les montagnes les plus abruptes sans trop changer les rapports de vitesses.  La consommation pour ce vehicule relativement gros est surprenante et ferrait l'envie de tous les propriétaires de motorisés Nord-Americains.  Dix virgule un litres au cent kilomètres (10,1) au terme du voyage.  Tres surprenant. 
Mais avant de nous rendre au rendez-vous fixé a 14h00 pour le retour nous passons par l'hotel ou nous passerons les deux prochaines nuits pour deposer les bagages.  L'Hotel Ours Blanc Wilson est en plein coeur du vieux Toulouse.  Les rues en pavés sont encore plus etroites que les sentiers de chevre que nous avons parcouru en montagne.  En prime des velos sont cadnassés un peu partout aux clotures qui bordent la voie de part et d'autre.   Les guidons empiettent sur l'etroit couloir ou je dois circuler menacant les flancs fragiles du camping-car que j'ai reussi a garder intact jusqu'a ce jour.  Avec empressement je jete sur le trottoir nos trop lourdes valises et sacs laissant Pauline seul pour acceder a l'hotel pendant que je reprend le chemin perillieux poussėe par les grondements et les klaxons des automobilistes qui sont restés immobilisės derriere moi durant le déchargement.  Seul j'arpente les vieilles rues sous le regard et les commentaires reprobateurs des gens attablés aux terrasses que je frolent.  "En camping-car dans Toulouse! A dit-dont!" Entens-je.  Je reviens a l'hotel, un espace temporaire me permet de m'immobiliser cette fois-ci sans nuire.  La chambre est prête, les bagages sont montés, nous repartons vers l'agence de location pour la restitution du vehicule qui se fait avec le sourire.  Pas d'avarie, tout etait en ordre et propre pour la remise.
Retour a l'hotel pour une douche et un repos bien mérité.
Quelques appel Skype a ceux qui sont en lignes histoire de renouer contact avec notre terre qui nous acceuillera prochainement. 
Il est maintenant l'heure de  sortir pour une premiere decouverte de la Ville Rose.
Toulouse est appellée la ville rose a cause de la couleur des briques de la majorité de ses batiments.  C'est la deuxième ville du monde que nous visitons qui est affublée de ce surnom de ville rose.  Il y a maintenant pres de deux ans nous etions a Jaipur en Inde pour celebrer la Dilawi.  Jaipur est aussi appellée la ville rose.  Dans le monde une troisieme ville est aussi surnommée la ville rose, elle est localisée en Azerbaïdjan.   Je ne crois pas que nous completerons le trio.
Notre promenade dans Toulouse est agreable.  Nous marchons Place du Capitole la grande place de la ville, et nous nous rendons autour de la Cathédrale Saint-Sernin.  C'est demain que nous visiterons ces emblématiques batiments.  Dans l'immediat nous avons faim. 
C'est au restaurant L'Entrecote que nous echouons.  Un resto phare de Toulouse.  La longue file d'attente a ses portes est le gage de participer a une experience populaire.  Un menu unique: entrecote de boeuf avec une sauce au beurre secrete accompagné de frites allumettes a volonté.   Une experience et un moment agreable qui nous rassasit avant le retour a l'hotel pour un repos bien mérité.

L'aventure camping-car tire a sa fin

Jeudi 16 octobre.  C'est demain que nous rendons le camping-car à l'agence de location.   Donc ce matin operation valises.  Il faut tout vider.  C'est un defi de reussir a remettre dans les valises et les sacs tout les items que nous avons utlisė au cour des quarante precedents jours.  Nous y arrivons.  Un bon menage.  Demain il sera facile de retourner le vehicule. 
Je vous ai parler de la cassoule, le plat de terre cuite dans lequel le cassoulet cuit et est servi.  J'apprends que l'atelier de poterie qui produit ces plats n'est qu'a quelques kilometres d'ici, sur la rive du canal du midi.  Poterie NOT.  Un atelier ancestrale qui produit tout a la main.  Nous visitons et repartons avec une cassole qu'il faudra bien ranger dans les bagages. 
Nous nous rendons au lieu de partage des eaux du canal du midi.  De ce point le plus haut du canal, l'Atlantique vers le nord,  la Méditerranée vers le sud. Nous cherchons un aire de service qui nous permettra de vidanger nos eaux usées et faire le plein de l'eau fraiche avant de  rendre le camping-car.   Rien aux alentours.  Je fini par localiser une ville qui offre les services., Auterive.  L'aire de stationnement est sur le bord de l'Ariege, la riviere.  Le lieu est bien.  Demain matin un grand marché se tient a proximité.   Il n'est plus le temps de faire des provisions mais nous irons certainement y faire un tour avant notre depart.  Quelques aliments qu'ils nous restent ferront bien l'affaire pour le repas du soir.

Le hululement des chouettes

Mercredi 15 octobre.  Henri Toulouse Lautrec et plus que mille de ses oeuvres comble notre desir de decouverte en ce matin frais et ensoleillé.   Le musée dedié à l'artiste est localisé dans le palais dela Berbie, l'ancienne residence épiscopale de l'archevêque d'Albi.
Nous decouvrons les singulieres affiches que l'artiste a réalisées pour le moulin rouge, Aristide Bruand, le theatre de la galette et de nombreux autres.  La vie de la butte Montmarte à Paris, les maisons closes et l'ame des prostituées qui y travaillaient sont présentés dans des portraits aux couleurs et aux traits de pinceaux caractéristiques de l'artiste.  Nous apprecions beaucoup la visite de ce grand musée.
Nous prenons la route de Castelnaudery dans l'espoir d'aller y deguster le meilleur cassoulet au monde.  La rivalité entre Carcassonne et Castelnaudery pour le titre de capitale du meilleur  cassoulet est bien connu.  Il y a quelques années nous avions degusté celui de Carcassonne,  j'en conserve un bon souvenir.
Etrangement Castelnaudery ne se fait pas acceuillante.  J'ai de la difficulté à trouver un endroit pour stationner le camping-car.   A bout de patience je poursuis la route sans m'arreter dans Castelnaudery.   Direction Villeneuve de Laraugais ou j'ai identifié une halte camping qui semble agréable selon les commentaires lus sur Internet.   Le chemin pour s' y rendre est laborieux.  La destination semble terne, sans vie, rien d'inspirant.
Comme des queux de veaux nous nous mettons a la recherche d'une destination qui nous conviendra pour la nuit.
Une halte dans une office de tourisme nous convainc que le meilleur cassoulet au monde se trouve  "Chez Etienne" dans le village de Labastide d'Anjou.  Encore une fois le chemin pour s' y rendre est laborieux.   Décidément ce n'est pas une journée facile.
A force de labeurs nous y arrivons.  Il est 17h00.  Le chef prepare le repas du soir qui sera servi a compter de 19h30.  Spontanement il nous invite a garer le camping-car pres de l'établissement,  pour la nuit, si tel est notre souhait.  Plutot sympatique comme acceuil.
Une promenade dans le village pour acheter les celebres haricots necessaires a la realisation de ce plat puis un retour au camping-car pour un ou deux verres de vin en attendant l'heure du repas du soir.
Le repas est a la hauteur des attentes.  Le cassoulet, servi dans un plat typique qui s' appelle une cassole et qui est a l'origine du nom du met, est excellent.  C'est le ventre bien plein avec la tete qui tourne un peu du bon vin que nous revenons nous coucher pour une nuit bien calme troublée seulement par le hululement des chouettes et les ouh! ouh! des hiboux.

La vie en miniature

Mardi 14 octobre.   Comme prevue nous debutons la journée en visitant Cordes sur Ciel.  En ce mardi matin la plupart des commerces sont ouverts.  Sur le chemin pentue qui conduit au coeur de la cité un arret dans une boutique de jouets.   Quelques achats que nous devrons garder secrets jusqu'à Noĕl viennent alourdir le sac a dos.  Nous completons la visite de cette belle ville en rapportant aussi un pain d'epices qui lui aussi sera conservé jusqu'au temps des fetes.  C'est un classique d'accompagner le foie gras du pays avec ce pain d'epices.
Nous quittons satisfait de notre visite direction Albi, la cité épiscopale.   C'est au pied de l'imposante cathédrale Sainte-Cecile que nous stationnons le camping-car.   Il s' agit de la plus grande cathedrale en brique au monde.  Elle est vraiment immense.  La brique lui confere un air sobre de l'extérieur.   A l'interieur toutes les surfaces sont peintes de couleurs lumineuses.  La voute peinte entre 1509 et 1514 est d'un bleu profond.  Aucune restauration n'a ete faite sur cette peinture depuis 500 ans et les couleurs sont toujours vives et éclatantes.   L'orgue majestueuse est impressionnante.  Elle domine une immense fresque presentant une scene du jugement dernier. A en croire ces images l'enfer n'est pas un lieu tres agreable.  La crainte du jugement dernier devait permettre de soumettre les moins fervents croyants de participer a la prospérité de l'eglise.  Cette Cathédrale est absolument impressionnante.  Pour la troisieme fois de ce voyage l'inattendu thème se produit.  Au sortir de la Cathédrale une légère plume blanche tournoie dans les airs devant nous. Si nous avions  imaginé une fois de plus cette scene nous nous serions trouvés cabotins, mais elle se produit là, spontanement.  Que nous reserve la suite?  C'est le genre de question qu'il vaut mieux ne pas se poser et laisser venir les evenements.  Nous souhaitions visiter le Musée Toulouse Lautrec mais il est fermé en ce mardi, qu'à cela ne tienne,  nous le visiterons demain.  Nous flanons dans les rues de la ville et arrivons par hasard sur un musée des miniatures. Hantée par le souvenir de la maison bourgeoise que sa famille occupait alors qu'elle avait douze ans, une femme Annie Jaures entrepris de la faire renaitre en miniature a l'echelle de 1/7.  Plus d'une trentaine de montages tous plus impressionnants les uns que les autres représentent ses souvenirs d'enfance.  La qualité des reproductions est etonnante.  Pauline qui affectionne particulièrement cet univers des reproductions miniatures nous entraine dans ce genre de musée a chaque fois que l'occasion se présente.   Nous avons une expérience certaine de ce genre d'exposition.   Ici c'est particulièrement fabuleux, tres vibrant, tres vivant.  Sans artifice inutile.  Nous sommes comblés par cette decouverte imprévues.
Nous poursuivons notre marche dans cette tres belle ville qu'est Albi achetant au passage pain et lait, une soupe, notre repas du soir se ferra dans le camping-car avec un bon vin que j'ai acheté chez un caviste de Cordes.

mardi 14 octobre 2014

Un peu d'air

Lundi 13 octobre. La tempête s' est apaisée durant la nuit.   Au matin le soleil fait lever doucement un nuage leger qui, comme suspendu entre ciel et terre, couvre une partie du village laissant libre a la vue les toits les plus haut et la base des batiments.  L'image est tres jolie.  Les rues sont couvertes  de branches que les vents violents ont cassées.  Outre les amoncellement de feuilles qui obstrue les grilles il n'y a pas de dommage de rapporté selon l'employé municipal que je rencontre.
La journée s' annonce belle.  Une derniere marche dans le charmant village avant de quitter vers Villefranche de Rouergue.   Je m'inquiète un peu pour le pneu qui a perdu un peu de pression d'air au courant de la nuit, j'evaluerai la pertinence de le faire verifier plus tard ou juste le regonfler a l'occasion.
Nous prenons notre repas du midi a la grande place de Villefranche au resto Chez Lucien.  La propriétaire veut nous partager la recette de son repas du midi, un succes a chaque fois que le chef, son mari, fait cette recette.  Un etagé de legumes absolument delicieux suit l'entrée de salade chevre chaud pour Pauline et une salade boudin noir grillé et pommes pour moi.  Une généreuse assiette de Roquefort et chevre complete ce delicieux repas.
Nous reprenons la route apres la visite de l'eglise de l'endroit.
Halte pour gonfler le pneu, la pompe a air de la station de service ne livre pas suffisamment de pression.  J'examine le kit de depannage d'urgence et decouvre qu'il contient une pompe a air qui se branche dans l'allume cigarette.   La fuite est lente, avec la pompe a air toujours à portée de la main je ne perderai pas une demi journée dans un garage pour faire l'entretien du vehicule.  La pression est retabli, tout est bien.
Arrivons a Cordes sur Ciel.  Cette ville fait partie des meilleurs destination vacance choisi par les Francais.  Planté sur un haut button au milieu de la plaine la vieille ville domine le paysage.  Ses fortifications percées de nombreuses portes se sont développés en plusieurs perimetres successifs.   Lundi la majorité des commerces sont fermés,  nous completerons la visite demain.

lundi 13 octobre 2014

Retour aux sources

Dimanche 12 octobre.   Ce matin nous prenons la direction de Conques. La nuit passée dans le stationnement du chateau de Rocamadour a été paisible.  Une douzaine d'autres camping-caristes ont partagé l'aire même si la préposėe de l'office du tourisme affirme qu'il faut aller au camping privée.   Selon un autre occupant des lieux il est courant que les offices de tourismes déconseillent l'utilisation des stationnements publiques afin de favoriser les exploitants locaux.
Nous nous mettons en route.   Chemin faisant le nom d'un village retient l'attention de Pauline.   Cardaillac.   Ce nom lui rappelle une "dame" qui frequentait sa grand-mere au Cap - Saint-Ignace.   La Marquise de Cardaillac.  Veuve, elle etait venue s' etablir au Québec avec son garçon.    Ses origines de nobles Française se confirmait par sa forte odeur d'ail, normalement etrangere a nous humble canadien - français.   Dans les souvenirs de Pauline sa grand-mere conservait une reserve de peppermint qu'elle offrait abondament a l'odorante visiteuse.  D'ailleurs celle-ci ne manquait pas l'occasion de faire ses visites a l'heure du repas histoire de se faire inviter et d'heriter à son inssue d'une réputation de pique-assiete.   Le village de Cardaillac est tres jolie, petit, a ete longtemps sous le joug de barons et autre detenteur de titre de noblesse.  Nous ne trouvons pas cependant de trace de son regretté "Marquis" dans le cimetiere.  Treve de retour dans le passé,  nous poursuivons notre route par des petits chemins sinueux plus appropriés a servir de piste cyclable que de route.  Il faut etre vigilant et redoubler de prudence pour trouver des endroits pour croisser les rares vehicules que nous rencontrons.
Il est pres de midi lorsque nous arrivons à Figeac ou nous souhaitons prendre le repas du midi.   Le dimanche peu de commerce ouvre en France.  Dans Figeac nous trouvons un bar avec quelques amuses geules a grignoter, rien de valable pour un repas.  Pas de problème nous avons tout ce qu'il faut dans le frigo.   Un restant du charmant petit poulet de hier ferra l'affaire.   Au moment de reprendre la route je constate que le pneu arrière gauche est très mou.  Je n'avais pas porté attention avant. Peut être s' agit-il d'une crevaison, peut-etre pas?  Dimanche aucun garage d'ouvert ni même d'endroit pour gonfler le pneu.  Le camping-car n'a pas de roues de secours,  seulement un kit d'obturation temporaire de depannage avec une bouteille d'air comprimé de dernier recours.
Je prend le risque et poursuit la route en verifiant fréquemment l'etat du pneu.  Chanceux une trentaine de kilometres plus loin une station d'essence dispose a l'exterieur d'un boyau d'air comprimé.   Le pneu est regonfle.
Nous arrivons à Conques.  Cette cité médiévale est elle aussi a flanc de falaise.  Plus spectaculaire encore que Rocamadour et plus authentique elle est construite autour de l'Abbatiale Sainte-Foy.
C'est d'ailleur depuis hier la fete de Sainte-Foy.  Il y a des activités speciales dont une procession avec  la "Majesté de Sainte-Foy".  Cette relique extraordinaire et troublante date du neuvième siecle.  La statue recouverte d'or, de pierres précieuses,  de camées est unique dans l'occident médiévale.   Elle est précieusement conservée dans un musée mais exceptionnellement ce matin elle a ete amenée  dans l'eglise pour la fete.  En fin de journée,  apres la celebration des vepres par l'évêque du diocèse elle sera reconduite dans son musée au cours d'une procession auquelle nous participerons.  Mais en attendant, en sa presence, deux cantatrices, racontent et chantent l'histoire de la sainte.  Aucun micro, aucun haut-parleur.  Leurs voix puissantes remplis l'immense eglise de sons emouvants.  Tantot en narration, tantôt en chant lyrics sur deux registres vocaux differents le moment est magique.  En soirée,  a neuf heures, nous assistons a un concert de l'orgue de cette eglise.  Encore une fois la qualité du son est exceptionnelle.   Le moment magique.  Au terme de cette journée nous connaitrons un peu mieux l'histoire de Foy, une jeune fille qui vivait au quatrième siecle.  Elle refusa de renier son appartenance a l'eglise catholique que les romains exigeaient.  Face a ce refus elle fut condamné au bucher.  Le bucher refusa de s' enflammer, on lui offrit a nouveau le choix de renier sa relegion ce a quoi elle refusa, on la decapita.  Au huitieme siecle on remit aux moines qui occupaient Conques des reliques de la jeune martyre Foy.  Par ses miracles de nombreux pelerins cheminant vers Compostelle vinrent a Conques attirer par Sainte-Foy.
Le prêtre termine sa présentation en rappelant  le rayonnement qu'a eu Sainte-Foy dans le monde.   Outre quelques villes en France et en Angleterre qui se sont placės sous la protection de la Sainte il  informe la foule qu'il y a même un Sainte-Foy au Quebec.
Durant toute la soirée nous voyons au loin de puissantes eclairs dans le ciel suivi du vombrissement lointain du tonnerre.   Vers vingt trois heure nous sommes de retour a notre camping-car apres cette soirée de retour au source pleine d'emotions.
Le ciel n'avait pas dit son dernier mot.
En quelques minutes un vent d'enfer se dechaine, les éclairs ne sont plus lointain, l'air tremble du tonnerre puissant  et fait trembler notre frêle abris, des grelons tombent de plus en plus gros venant même a faire craindre l'éclatement des lanterneaux de toiture de notre vehicule recreatif, puis les trombes d'eaux diluviennes s' abattent au sol et ruissellent.  L'Hypothese d'un glissement de terrain ne peut etre écarté.   L'électricité qui maintenait l'eclairage des rues et des environs manque.  J'en viens au point ou j'estime qu'il vaut mieux être pret a evacuer le vehicule d'urgence si les conditions continuent a se degrader.  Bien chaussées, bien vêtus,  lampes frontales a portėe de main, manteaux enfilés nous observons les arbres qui nous entourent subir les assauts de la tempête en meme temps que j'evalue les risques d'érosion du terrain qui nous acceuille. Dois-je vous rappeler que nous sommes dans un village accroché à flanc de montagne et qu'a ma droite le precipice est profond alors qu'a gauche la falaise est haute.  La crainte que le retour aux sources se transforme en depart dans le torrent (pas la Tora) est presente.

La tempête se calme.  Aucun bris aucun dommage me semble-t-il.
La suite de la nuit est calme.  A la lumiere du jour nous pourrons mieux voir si les environs ont subi des dommages.   C'est ce que nous saurons demain.

Le petit poulet au bec cornu

Samedi 11 octobre.  Encore une journée qui s' annonce bien remplie.  C'est jour de marchė a Cahor.  Cette fois ci le marché est a la hauteur.  La variété et la fraicheur des produits offerts sont étonnantes. Ils est remarquable de constater que ce sont presques exclusivement des produits régionaux qui sont offerts.  Il y a bien certainement quantité de fromages, de charcuteries,  de mets cuisinés maison sur les etalages comme nous avons vu dans d'autres marchés précédents mais ce sont des productions locales, des fromages differents, des charcuteries differentes mais tous plus appétissantes les unes que les autres.   Un producteur de vin m'invite a une degustation.  Apres quatres produits goutés aucun retient mon interet suffisamment pour un achat.  Un boucher fait rotir des poulets sur la broche, ils sont prêts.   Nous en achetons un pour le repas du soir.  Le petit poulet bien doré a fier allure avec son long cou repliė sur la poitrine auquel est encore rattaché la petite tete se terminant par un bec cornu.
La ville de Cahor est tres belle.  Sa cathédrale presente des ornements interessants sur ses parois.  Gargouilles a la mine patibulaire, mascarons hideux, (un mascaron est la representation sculptée de visages souvent grimancants ou d'animaux et betes imaginaires), scenes sculptée de personnages combattants et tuant des adversaires et quelques unes dans des scenes sexuellement suggestives équivoques.
Nous completons la visite de Cahor par la traversée de son pont valentré, un pont datant de l'ere médiévale comptant plusieurs arches et tours ainsi que des portes a ses extrémités.   Une fois de plus il s' agit d'un point de passage important sur le chemin de Compostelle.

Ce n'est d'ailleurs pas le dernier lieu significatif de ce celebre chemin que nous visitons.  Notre prochaine destination est aussi tres importante pour les pelerins qui poursuivent cette quête.   Nous nous rendons a Rocamadour.
Construit a flanc de falaise la Cathédrale est tres significative pour les marins.  Il est particulier de visiter cette grande eglise dont un des murs interieurs n'est pas construit mais plutot le roc de la falaise a laquelle elle est agrippée.
Dans sa chapelle de la vierge noir une cloche miraculeuse suspendue au centre de la nef a sonné a quelques reprises sans aucune intervention exterieure.  A chaque fois le glas prevenait des marins en peril de naufrage et leur a sauvé la vie.  La cloche a sonné en 1385, en 1435, en 1436, en 1454, etc, jusqu'en 1617 pour un total de 15 sauvetages miraculeux.  On se doute bien que ces marins ont tous fait pelerinages a la chapelle en reconnaissance a la vierge.  Des maquettes de bateaux ornent la chapelle. 
Pour la seconde fois du voyage une experience paranormale se produit alors que nous sortons de la chapelle.  Portée par le vent une plume blanche voltige et tourbillonne devant nous.  Elle s' élève,  redescend puis quitte notre regard entrainer vers d'autres horizon.  Forrest quand tu nous tient.
Toute le village de Rocamadour est tres jolie ainsi perché sur son flanc de falaise.  Pour y acceder plusieurs utilisent un ascenseur.  Nous preferons attaquer le sentier.  Nous franchirons les portes a chaque extrémités de la ville.  Entre les deux, boutiques, hotels, restaurants, bars.  C'est quand même sympatique,  il faut bien nourrir et divertir tous ces visiteurs.
Nous passerons la nuit dans un stationnement pres du chateau au sommet de la falaise. Mais avant de finir cette journée pour le repas du soir le petit poulet au bec cornu se retrouve dans nos assietes avec des petites patates roties, des asperges, quelques artichauts et un bon verre de vin.  Je vous jure que le poulet etait delicieux

samedi 11 octobre 2014

Les falaises de ....

Vendredi 10 octobre.   C'est en allant a quelques pas de notre aire de stationnement chez le boulanger chercher deux croissants et une baquette fraiche du matin que debute cette journée a Saint-Antonin-Noble-Val.   Une marche dans le paisible village pour decouvrir ses petites ruelles, ses impasses, ses nombreuses petites places vivantes.  Les facades des batiments, les volets, les portes, les ferronneries des serrures,  tout semblent hors du temps présent.   Une halte au bar de la halle le temps d'un café au lait.  Dernier tour du village le long de l'Aveyron, la riviere qui longe la ville, puis nous reprenons la route.  Direction Saint-Cirq-Lapopie.
Une fois de plus la petite route de campagne sinueuse que nous empruntons se révèle magnifique.  Les mas, plus suberbes les uns que les autres, sont localisés dans des environnements féeriques.   Le decor fabuleux fait oublier tous les efforts de concentration et de vigilance qu'exige la conduite sur ces petites routes a peine plus large que notre vehicule.
Nous arrivons a Saint-Cirq-Lapopie.   C'est un village accroché au flanc d'une montagne escarpée.  L'acces se fait a la marche.  Les vieilles pierres, les toits en terre cuite rougeatre, l'architecture médiévale,  tout nous transportent dans un autre ère, un autre monde.  Il est deja midi trente.  Nous nous laissons tenter par un charmant restaurant.  Au deuxieme etage du batiment la petite piece chaude qui nous acceuille contribue deja a nous mettre dans un atmosphère propice au repas qui suivra.  Potage de potiron savoureux, Rouleaux de confits de canards exquis, cotelletes d'agneau du pays cuit juste ce qu'il faut, Tiramisu trempé comme il se doit, tout cela accompagné d'un vin du Cahor excellent.   Un autre bon souvenir de repas s' ajoute dans notre memoire.  La suite de la visite de Saint-Cirq est tout autant exquise.  La vue sur la vallée et la riviere qui serpente au pied de la falaise a pic ou culmine le village est si belle.  Nous quittons direction Cahor que nous visiterons demain.  Mais avant il reste la route qui longe la riviere sinueuse a faire.  La route longe a la fois la riviere, le Lot,  et la falaise.  A plusieurs endroit il faut traverser les tunnels percés dans le rock et les passages en saillis grugés a flanc de falaises.  Les hauteurs libres pour le passage des vehicules semblent décroître au fur et à mesure de notre progression.   Un passage annonce 3,1 metres de hauteur libre.  Le cahier d'operation de notre vehicule mentionne hauteur du vehicule 3,1 metres.   J'avoue avoir eu un moment d'hesitation avant de m'engager.  Finalement en roulant dans la voie a contre-sens la hauteur libre est légèrement plus haute.  Tunnel traversé sans problème.  Apres les routes bordées sur la droite de precipice profond lors de notre passage dans les Pyrėnėes  je compatie avec Pauline qui voit defiler constamment la falaise a moins d'un pied du retrovisseur lorsque nous croissons un autre vehicule. 
Nous sommes bien contents d'arriver indemne a Cahor.
En cette fin de journée la pluie tombe, nous nous reposons en vue de nos visites demain.

vendredi 10 octobre 2014

Le voyage de cent pas

Jeudi 9 octobre.  Nous n'avions pas d'attente particulière en entreprenant la visite de  la ville de Auch.  Ce n'etait qu'une etape vers Cahor.  Pour atteindre le centre ville nous avons une marche d'environ deux kilomètres a faire le long du canal du Gers.  Il est surprenant de voir le nombre de personnes qui font de la course a pied le long de ce sentier.  On a l'impression que toute la ville cours pour garder la forme.  Dans les rues les boutiques de vêtements au style plutot differents et chics sont nombreuses.  Nous avons l'impression que la derniere mode un peu excentrique,  pas trop, est omniprésente.   C'est d'ailleurs ce qui remarque le plus chez les gens qui circulent dans les rues, une touche d ' excentricité de bon gout. La ville est agreable.  Au resto ou nous nous attablons pour le repas du midi meme constat.  Une nourriture de qualité legerement differente mais pas trop loin du classique.  Un magret de canard excellent, un escalope de cepes savoureux, des asperges justes bien cuits.
La cathédrale de Auch est un arret important pour les pelerins qui empruntent la voie du Puy vers Compostelle.  Nous marchons la portion du sentier qui nous conduit a cette Cathédrale.  Ses vitraux sont réputés pour leur clartés.   Mais c'est ses spectaculaires sculptures en bas reliefs sur bois monochrome qui ornent le choeur qui la distingue.   Les scenes du jardins d'eden, les prophètes,  les scenes des evangiles, de nombreux saints, des divinités grecs païennes, des combatants de la mythologie,   tous s' y côtoient a l'image de l'evolution de l'eglise dans un monde multidimensionnelle dans ses croyances. J'imagine que  Yvan avec ses connaissances de théologien  saurait mieux capter toute la richesse de ces temoignages de notre histoire chrétienne.  En ce moment j'envie un peu ce savoir tout en étant heureux de la culture biblique que l'enseignement religieux de ma jeunesse et mes lectures m'ont donné.   Le retrait de l'enseignement religieux au profit d'une laïcité mal definie entrainera-t-il une perte de sens de tout ce merveilleux patrimoine de l'humanité.   Seul quelques erudits pourront y acceder et ... on leur interdira d'en parler!
Nous quittons cette ville en gardant le souvenir d'une ville riche en histoire, en culture, en fierté de ses habitants.  Une belle ville.

Ce n'est pas une non moins belle ville qui nous acceuille pour la prochaine étape.   Je devrais plutot parler d'un village.
Un village qui vient d'entrer dans le monde des célébrités car c'est le lieux ou se deroule l'intrigue du recent film produit par Oprah Winfrey et Steven Spielberg,  Le voyage de cent pas.  Nous sommes a Saint-Antonin-Noble-Val. Pour ceux qui auront laa curiosité d'aller voir le film l'etroite route de montagne sinueuse qui y conduit rend credible l'incident qui conduit ces etrangers a Saint-Antonin.  Le bourg médiévale est vraiment charmant.  Enchâssé dans le creux d'immenses falaises qui le domine le village a vraiment l'air hors du temps.  Par contre le centre du village a l'air dynamique avec ses terrasses aux abords de la grande Halle qui couvre la place.  Tout cela est bien jolie. 

Nous sommes comblés par l'évolution de notre voyage.
Sans effort ni empressement nous avons jusqu'à ce jour suivi l'itinéraire planifié.   Par prudence j'avais garder deux jours de ballottement et quelques centaines de kilometres en moins que le quotas alloué dans notre location.
Nous planifions donc maintenant quelques ajustements et ajouterons au fil des prochains jours quelques villes interessantes a l'itineraire initiale. 
Au final il est probable que nous excederons les cent pas.

jeudi 9 octobre 2014

Les __________ mousquetaires.

Mercredi 8 octobre.   Ce matin j'experimente une coupe de cheveux a Marciac.  J'en ai bien besoin apres un mois de voyage.  Je realise que presque a chaque voyage que nous avons fait au cours des dernieres années j'ai vecu l'expérience.   Il y aurait peut être là le theme pour une serie intitulé Les barbiers autour du monde.  En attendant que canal evasion finance le concept je me contenterai de me présenter au salon qui ouvre a 09h00.  La coiffeuse est sympatique,  je suis content du resultat.
Nous marchons sur la grande place de Marciac ou se tient le marché publique ce matin avant d'aller prendre un cafe /croissant au café de la place.  Une derniere marche dans la charmante ville et nous partons vers Beaumarchęs.  Cette petite bastide est jolie.  Un restaurant qui s' occupe de réhabilitation de jeunes en difficultés offre un bien beau menu du jour.  Entrée de charcuterie, lasagne succulente, quart de litre de vin du pays, biscuit frais aux brisures de chocolat finissent dans nos estomacs repus.
Prochain village Bassoue.  Ici les halles couvrant le coeur de la bourgade sont encore presents.  Nous les traversons en camping-car avant d'aller se stationner tout près de l'imposante tour de pierre du chateau médiévale de l'endroit.  Nous ne pouvons resister au plaisir de prendre une marche dans le village si typique.
Derniere destination du jour Auch ou nous finissons dans le camping municipal localisé sur la rive de la riviere qui traverse la ville et non loin du centre.  Une premiere marche d'exploration sommaire nous amene a la rencontre de la sympatique statue de Dartagnan, l'un des trois mousquetaires.   Je vous met au defi de nommer les autres.   Nous completerons la visite de la ville demain.  Nous avons cependant le temps de faire un arret chez un eleveur de canards et d'oies qui produit et transforme le foie gras de façon traditionnelle.   Quelques achats de foies entiers en vue du temps des fêtes.   Nous revenons nous reposer au camping-car,  un bon verre de vin et quelques crottins de chevre frais bouclent cette autre journée des plus agreable.
Pour les curieux de chiffres nous avons cumulé a ce jour 2 496 kilometres de route.  D'ici la fin du voyage je ferrai un bilan un peu plus détaillé.

mercredi 8 octobre 2014

Des bulles au cerveau II

Mardi 7 octobre. En ce jour d'anniversaire de naissance de Pauline notre destination du jour est Lourdes.  Des neuf heure trente nousvy sommes.  Il est facile de se stationner a proximité du site.  Nous passons au niveau des installations identifiées comme etant les piscines sans trop savoir de quoi il s' agit.  Des rangées de banc s' alignent dans des sections distinctes pourbles hommes et les femmes pour acceder au lieu.  Nous decidons de faire la file avec les personnes deja en attente. Nous ne savons pas encore exactement ce qu'il y a au bout.  Bien vite nous constatons que nous sommes les derniers a etre admis.  Derriere nous la barriere se ferme.  De nombreuses personnes se présentent dans l'espoir d'avoir le privilege d'acceder a cette aire.  Nous finissons par comprendre que nous sommes en attente pour un bain par immersion dans les eaux de la grotte de Lourdes.  Pour son jour d'anniversaire Pauline se laisse conquérir par la solennellité du geste et vit l'expérience de l'immersion.     L'humilité du geste, le grand respect des gens qui l'assiste, l'atmosphère authentique du lieu lui laisse un sentiment de bien etre.  Pour ma part je ne suis pas prêt a vivre l'expérience,  j'espère ne jamais avoir de regret de ne pas avoir laissé le moment agir.
Nous poursuivons notre visite du site.  La grotte est comme nous l'imaginions.  La basilique auquel la grotte est adossée est grandiose.   Les mosaïques decorant les chapelles dediées a Marie sont très belles.
Lourdes est un tres beau sanctuaire ou l'humilité et la piété se ressentent bien.
Hors du site il y a bien certainement une commercialisation des objets reliés à Bernadette et a la grotte.   Mais rien d ' outrancier comme nous avions constatés a Fatima au Portugal.  Rien de plus que ce que l'on retrouve a Sainte-Anne-de-Beaupré, meme je dirais avec un peu plus de mesure.  La devotion a Marie est predominante, on le sent bien.

Apres un bon repas du midi dans la ville, encore là à prix correct, rien pour sur exploiter les visiteurs, nous nous dirigeons pour l'ascension du Pic du Jer.  Une montagne qui domine de ses mille metres la ville.  Cette montagne marque la transition entre la plaine vers l'est et les Pyrénées vers l'ouest.   De son sommet que nous atteignons par funiculaire nous avons une vue fabuleuse sur 360 degres.
Cette excursion terminée nous decidons de quitter Lourdes pour se rendre passer la nuit plus a l'est.  Premier destination Tarbes.  La ville et son aire de camping-car ne nous inspire pas du tout.  Nous poursuivons jusqu'à Marciac.  Une petite ville.  Ici se tient fin juillet, debut août le plus grand festival de jazz de toute l'Europe. La ville est belle, culturelle et ses habitants acceuillants. Un premier tour de ville rapide nous convainc que demain nous explorerons plus ses attraits.  Demain c'est aussi jour de marchė sur la place de la bastide.  Nous y serons.
Nous terminons la journée avec un excellent repas de canard accompagné d'asperges et de mousseux exquis.  Les bulles nous montent au cerveau en ce jour de fête.

mardi 7 octobre 2014

Les gorges de Kakuetta

Lundi 6 octobre.  Nous nous rendons comme prevu à la place du marché publique, il est neuf heures.  Le marché est sympatique mais n'est en rien comparable aux precedents que nous avons frequenté.  Nous repartons tout même avec quelques legumes frais.
Nous retraversons la ville en empruntant cette fois ci le sentier qui passe par la citadelle qui domine la ville.  L'ascension par le long escalier taillė dans la pierre est hardue, la vue au sommet des fortifications est inspirante, la descente dans un sineux sentier pavé de galets est bucolique.  Presque personne sur ce parcours.  Tous empruntent la voie balisėe avec le logo officiel du "Camino" le nom du sentier pour les initiés.   Tous passent devant les commerces de souvenirs, les restaurants,  les hotels, les patisseries.   Nous aussi allons dans une patisserie prendre un croissant et un café. .. en compagnie d'un pelerin reconnaisable a son lourd sac a dos et ses bottes de randonnées.
Nous quittons Saint-Jean-Pied-de-Port pour nous enfoncer dans l'arriere pays de montagnes, direction Saint-Engrace pour aller faire une randonnée qui doit nous conduire à la gorge de Kakuetta.
Nous venons de quitter Saint-Jean et nous nous dirigeons vers un chemin de montagnes.  Un automobiliste que l'on croisse flash ses lumieres.  Non ce n'est pas Jean Marc Parent, c'est un Français qui veut me mettre en garde concernant la difficulté extrême de la route vers ou je m'engage.  Il l'a parcouru avec un camping-car il y a quelques années et ce fut toute une epreuve.  Il n'en faut pas plus pour me stimuler mais avec prudence je m'arrete a la mairie pour m'informer si la route est praticable avec le genre d'équipement que je conduis.  La reponse est oui sauf que. .. Sauf que si je rencontre un autre vehicule il est impossible de croisser.  Un des deux doit reculer.  La route est difficile mais c'est la plus belle me dit - on. 
Est-ce que je vous laisse deviner quelle route j'ai choisi?
Vous avez raison, c'est pas necessaire, on le sait bien.
La route monte...monte...monte...la largeur des roues du vehicule.  Côté conducteur la muraille de pierre taillėe dans la montagne, côté Pauline la falaise, nous atteignerons mille quatre vingt deux metres d ' altitude.   Vue d'en bas c'est sûrement haut mais vu d'en haut d'une fenetre de passager d'un camping-car c'est creux pas a peu près.
Nous croiserons quelques vehicules, des manoeuvres pas trop risquėes seront accomplis.  Nous croiserons un troupeau de mouton.  Nous leur avons laissé la priorité.
Essoufflés et contents nous nous arretons dans un charmant village une fois la traversé completée.  Il est temps du repas du midi.  Assiette du terroir pour Pauline, assiette de boudin noir, saucisses, lard grillés pour moi.  Si on est encore en vie apres notre traversé c'est que rien ne peut nous tuer.
Les gorges de Kakuetta,  notre destination sont une longue tranchée etroites  de pres de 3,5 kilometres ou coule une rivière alimentée par une chute qui sort literallement du milieu d'une falaise pour se jeter au fonds du gouffre formant une chute des plus spectaculaire.   Le site est aussi complete par un important reseau de cavernes.
Les falaises de part et d'autre de la riviere renderait impossible la progression vers la cascade si ce n'était des installations de randonnées qui y sont aménagées.  Un long tunnel creusé dans le roc, des ponts qui franchissent le gouffre,  de longues passerelles fixėes au flanc des falaises et des passages sculptés a meme la falaise.  L'environnement humide et frais favorise une végétation de mousses et de lichens luxuriants. La cascade est spectaculaire, je me glisse derriere le temps d'une photo.

Apres deux heures trente de randonnée nous decidons de reprendre la route pour se rapprocher de notre prochaine destination,  Lourdes.
Je ne croyais pas que l'itinéraire projeté me ramènerait sur des routes etroites et sinueuses.   C'est sur un chemin d'une exploitation forestière,  quand même pavé,  que nous parcourerons vingt cinq kilometres de courbes, de montės, de descentes eprouvantes. 
Nous sommes bien content lorsque vers dix neuf heure nous nous immobilisons a Arudy.  Il nous reste qu'une trentaine de kilometres pour joindre Lourdes demain.  Je crois.bien que j'aurai quelques remerciements a y faire...

lundi 6 octobre 2014

Composterons-nous Compostelle ?

Dimanche le 5 octobre.  La nuit a Espelette a ete orageuse. Le ciel a déversé tant de pluie qu'au matin il n'en reste plus.  Nous pouvons debuter une journée de plus avec un temps agreable.  Depuis le début du voyage la météo est de notre bord.  Ce matin il y a un marché aux puces que les gens d'ici appellent vide grenier.  Que des particuliers qui offrent des vetements et des jouets d'enfants, des articles de cuisines, de la vaiselles, des bibelots, des vieilles lampes, des outils rouillés, des vrais puces de vrai monde.  Assez sympatique comme événement.   Pauline ferra l'acquisition de quelques petits bibelots d'un vieux Basques portant fierement son béret.
Visite de l'eglise plutot surprenante avec ses balcons sur trois niveaux qui ceinture l'intérieur.   L'architecture est différente de ce que nous avons vue a ce jour mais typique de cette province basques.  Sur les tombes du cimetière qui jouxte l'eglise des petites plaques mobiles gravées avec des mots de sympathies offerts par des parents, des compagnons de travail, des amis de partie de carte.  Cette tradition que nous voyons pour la premiere fois nous semble assez sympatique.
Decidement Espelette est un village au charme fou qui a plus a offrir que son celebre piment.
Nous nous mettons en direction de Cambo Les Bains.  A peine 3,5 kilometres.   Aujourd'hui c'est la Fête du Gateau Basques.   Les rues du village ont ete fermées à la circulation.   Les artisans de toute categories ont etablis leurs kiosques de part et d'autre de l'allée principale.   Les tables des potiers alternent avec les fromagers,  les patissiers, les charcutiers et cent autres metiers artisanaux.  Des troupes de musiciens occupent les espaces plus large.  Les rues sont bondėes de gens.  Les odeurs des gateaux Basques qui cuisent embaument l'air et s' entremělent aux odeurs des restaurants qui nourrissent cette foule de festivaliers. 
Un maitre pâtissier enseigne a un groupe de dix personne l'art de la fabrication du gâteau de la fête.   Nous observons attentivement les gestes et les astuces qui permettent de réaliser cette patisserie si delicieuse.   Il est certain que nous tenterons de prolonger et partager le plaisir de deguster ce savoureux dessert.  Nous faisons l'achat de petites pieces de poterie assez jolies qui servent a extraire les huiles essentielles de l'ail.  C'est assez particulier comme objet et sympatiique.
Cette grande fete populaire est arrivée a nous encore une fois comme un hasard qu'il fallait saisir, comme un chocolat de la boite qui se laisse decouvrir.  Nous poursuivons notre course.
Quoique pour la prochaine et derniere destination du jour il serait plus approprié de parler de marche.
Saint-Jean-Pied-de-Port est connu comme etant le point de rencontre des differentes voies Française des sentiers vers Compostelle. Franchir sa porte fortifiée est un symbole puissant sur ce chemin.  La prochaine etape consistera a traverser les montagnes des Pyrénées pour joindre Puenta La Reina en Espagne ou nous étions il y a quelques jours et finalement se rendre a la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle but ultime vers la transformation de tout son etre, nous y etions il y a quelques années.    Nous traversons la ville de son entrée par la porte de Saint-Jacques à sa sortie par la porte d'Espagne.   La vieille ville a un certain charme avec ses nombreux hotels refuges pour pelerins.  Sa position stratégique implique la presence de nombreux commerces spécialisés pour les marcheurs et ... les plus nombreux curieux visiteurs qui comme nous veulent voir la mythique ville. 
Même si aujourd'hui nous pouvons affirmer avoir franchit les principaux points d'interet de ce sentier j'affirme ne pas ressentir l'exaltation de notre Marcel nationale.   Ce n'est pas ici que j'imaginerai entreprendre le voyage intérieur que les pelerins de Compostelle disent realiser,  un collier de pure noisetiers pourrait peut etre venir a mon secours et guerir ma crédulité,  qui sait?

Nous passerons la nuit a mediter sur la surcommercialisation de ce lieu, bien stationner dans l'aire de camping-car aménagé par la municipalité ou nous sommes plus d'une trentaine immobilisées en attendant de profiter du marché publique qui se tient ici les lundi matins.

dimanche 5 octobre 2014

Un peu de piment

Samedi 4 octobre.  La nuit a Sares a ete calme, comme attendue.  Nous avons fait le plein d'energie. Nous en aurons besoins pour l'activité que nous ferrons en ce début de journée.   Direction La Rhune.  C'est le premier sommet de la chaine pyrénėenne a partir de la côte Atlantique.   De ses 905 mètres,  la montagne domine les septs provinces des pays Basques.  Le panorama a 360 degres a son sommet permet d'observer tant la partie Espagnol que la partie Francaise des Basques.  C'est confortablement assis dans un magnifique petit train a crémaillère datant de 1924 que nous atteignons le sommet.  Nous redescendrons a la marche.  Cinq kilometres dans une pente raide et rocailleuse.   Les indications de randonnée categorisent le sentier de niveau difficile.   Bien équipée avec nos bottes de randonnée et nos batons nous entreprenons la descente qui durera deux heures trente.  Certains passages sont plus techniques que d'autres mais l'effort vaut la peine.  Nous observons les nombreux petits ponys ssuvages, appelės Pottok, des moutons qui broutent un peu partout sur les flancs pentus.  Des vautours, rapace emblématique des Pyrénées,  tournoient au sommet.  Au loin la mer, les villages, les hameaux, les montagnes voisines nous offrent un spectacle grandiose.  
Le dernier kilometre de descente est particulièrement eprouvant pour les genoux. Pas a pas nous atteignons la base sans blessure, content de notre prouesse.

Quelques achats a la boutique.  Un instrument de survie qu'utilisait les anciens montagnards Basques j'en dis pas plus, une cloche a betail dont le son typique a meublé notre descente, une boule souvenir enneigée pour le bonheur de notre petite Romane qui est fascinée par ce type d'objet.

Direction Espelette.   Le village connu pour ses piments est charmant.  Plusieurs bâtiments arborent sous les fenetres, de longues tresses de piments rouges mis a sécher a l'air libre.  Les facades en sont presque couvertent. Le piment d'espelette beneficie d'une AOC. Une appelation d'origine contrôlée. Nous visitons une chocolaterie artisanale accompagné d'une genereuse et reconfortante séance de degustation de chocolat aromatisés au piment vous vous en doutiez bien.   Nous nous perdons librement dans la partie moins commercante du bourg pour en decouvrir toute sa beauté authentique.   Nous passerons la nuit ici, demain matin un grand vide grenier populaire se tiendra au centre du village.  Nous ne manquerons pas ce genre d'événement.

vendredi 3 octobre 2014

Les sens en eveil

Vendredi 3 octobre. Je vous ai dit que l'emplacement de stationnement pour le camping-car est exigu. L'aire est coincėe entre la route principale et la voie ferrée. L'arriere du vehicule, ou est le lit, à moins de un mètre du chemin de fer.  Deux heures du matin.  Dans un vrombissement aussi intense que le bruit d'un 747 au decolage et du sillement d'une formule un en pleine accélération un train haute vitesse passe faisant trembler notre frêle habictacle pendant que notre instinct de survie active tous nos sens en eveil.  A trois heure et a quatre heure même divertissement.   Vous vous doutez qu'a cinq heure nous attendions avec anxiété l'agression sonore.  Rien ne se produit.  Nous avons eu notre compte d'emotions croyons nous.

Neuf heure du matin nous nous rendons au marché publique. 
Une fois de plus nos sens s' eveillent pour atteindre un niveau qui frole la jouissance.  Ce n'est pas le bruit cette fois. Ce sont la multitude d'odeurs, de couleurs, de texture qui nous stimulent.  La profusion et la variété des produits sont hallucinantes. Nous avons vu des marchés fantastiques dans differents lieux,  dans différents pays, mais ici ce matin les producteurs de fromages, de charcuteries, de confitures,  les agriculteurs, les bouchers, les poissonniers,  tous rivalisent a offrir ce qu'il se fait de mieux.  Un fromager s' evertue a nous faire gouter a une telle variété de ses fromages fins au lait cru que nous en venons a croire que nous ne mangerons certainement pas sur l'heure du midi.  Nous repartons les yeux et les narines remplis de bonheurs et de souvenirs.  En prime quelques légumes frais, un fromage gouteux, un pot d'axoia un met traditionnel Basques.

Nous faisons route vers Bayonne.  Cette ville fait grand place au transport communautaire.   La vieille ville est sillonnée par des autobus électrique totalement gratuite.   Le stationnement publique est offert pour un euro pour 24 heures.  Des velos libre service sont offerts gratuitement pour la journée.   Il est facile de se déplacer dans cette jolie ville ou les nombreux restaurants offrent une cuisine interessante.   Nous ne pouvons resister.  Comme il fallait s' y attendre a Bayonne,  le jambon est excellent.  Un jambon de Bayonne bien sûr.

Nous poursuivons notre voyage en s' eloignant maintenant de la mer.  Direction Sares, un village faisant parties du groupe select des plus beaux villages de France.  Nous y passerons la nuit dans la paisible aire de camping-car municipal, pres du sommet des montagnes de la chaine des Pyrénées que nous sillonerons au cours des prochains jours.  Le paysage des vallées profondes et des coteaux et montagnes verdoyantes ou de paisibles troupeaux de brebis broutent est bien different des grands décors désertiques et rocheux ou nous circulions les précédents jours.  Calme, paix et sérénité se degagent des lieux.
Loin de la voie ferrée le sommeil sera réparateur.

Saint-Jean-de-Luz

Jeudi 2 octobre. C'est en empruntant le sentier qui monte vers le chateau et la statut du Christ qui tends les bras en son sommet que nous debutons la journée.   La vue de la mer, de la baie et de la ville est  spendide du haut de ce perchoir fortifié. Les epais murs de pierres taillées qui ceinture le cap sont ouverts par des espaces d'ou les canons pouvaient assurer la protection de la ville.
Nous poursuivons vers la vieille ville en flanant au hasard de ses rues bordėes de restaurants,  de patisseries, de bars et de commerces de toutes sortes.  Il est bien agréable de se détendre ainsi. Un artisan tourne une meule de pierre a la main.  Il mout une noix qui produit l'huile d'argan.  Nous lui en achetons un flacon.  Quelques pas, deux patisseries trop appétissantes viennent finir dans notre bouche.  Les boutiques ont tous sorties leur nouvelle collection automne/hiver.  La mode Européenne est un peu differente a ce que nous sommes habituės. Un brin plus exubérant avec une touche de chic bon genre.  Il serait regrettable de ne pas en profiter un peu. Un repas du midi delicieux accompagné de vin pour moi, de cidre du pays pour Pauline complete la visite de cette merveilleuse cité.   Nous profitons du WiFi du resto pour faire quelques appel Skype.  Yvan et Ghislain sont en lignes.  Nous joignons aussi Vero.
Nous quittons le territoire de l'état Espagnol heureux des decouvertes et des rencontres que nous y avons fait.
La France nous acceuille pour cette troisième et derniere portion du voyage a Ssint-Jean-de-Luz. Dans cette ville de bord de mer réputée nous avons la chance d'occuper la derniere place disponible dans l'aire de stationnement pour camping-car a proximité du port de pêche.   L'endroit est exigu.  La manoeuvre pour se faufiler dans l'espace libre ne laisse pas grande marge de manoeuvre. Une fois stationné  le voisin de notre site, un Britannique,  vient me feliciter d'avoir reussi a ranger un équipement de cette taille dans un endroit si etroit.  Il faut dire qu'avec ses sept metres quarante de longeur notre vehicule est souvent parmi les plus long dans les aires de stationnement. Nous apprécions le confort de ce motorisé.   L'espace de rangement ne manque pas, le lit est grand, la douillette confortable, la douche et la toilette agreables a utiliser, l'espace repas suffisamment vaste, le coin cuisinette adequat.  L'autonomie surprenante.  Il ne manque jamais d'eau, les batteries ne faiblissent pas, tous les appareils fonctionnent bien. 
Revenons au recit du voyage. La plage de Ssint-Jean-de-Luz est belle et longue. Nous marchons sur la plage les pieds dans l'eau du reflux des vagues.  Les hotels et une longue promenade bordent le rivage.  Puis nous abordons la decouverte de la ville.  Les commerces sont tres beaux.  A une dimension plus régionale que notre destination prėcedente les divers produits du terroir sont mis en valeur. Les aliments offerts ont tous l'air plus appétissants les uns que les autres. Nous nous laissons tenter par une tarte mousse de carottes au cumin et chevre qui ferra notre bonheur du repas du soir avec une bouteille de Cordoniu bien fraîche. Ce retour en milieu francophone demande une certaine adaptation, nous avons maintenant l'habitude de saluer les gens par un Holà plutot qu'un bonjour.  Demain nous serons gueris.  Nous avons hates de poursuivre la decouverte de cette bien belle ville et de son marché publique qui ouvrira ses portes vers sept heure. 
D'ici a demain un petit dodo reparateur ferra du bien.  Bonne nuit.

jeudi 2 octobre 2014

De la Méditerranée à l'Atlantique

Mercredi 1 octobre 2014.  Bonne fete Richard.  Mon frere a un an de plus. Nous nous mettons en route vers la cote Atlantique aujourd'hui. Mais avant d'y parvenir nous nous arretons dans le charmant village de Ujée.  Perché au sommet d'une montagne le petit village médiévale a un charme fou.  Son eglise qui a fait l'objet d'une importante restauration est meublé d'un maitre autel absolument spectaculaire,  tant par ses decorations couvertes de feuilles d'or que par sa dimension.  Dans le charmant village peu de gens résident. Pourtant tous les services y sont presents. Quelques reataurants, quelques bars, une boulangerie/patisserie artisanale.   Pour les autres produits de premiere nécessité un petit camion refrigeré contenant tous les produits d'epicerie passe dans les rues.  Nous y faisons l'achat d'un contenant de fromage blanc frais en compagnie de femmes du village dont une vient pour y troquer ses oeufs frais.  Les villages les plus reculés ont leur epicier sur place, n'est-ce pas fantastique.
Nous poursuivons notre route jusqu'a Puenta La Reina.  Ce village est connu parce qu'il est le point de rencontre de la voies Française du sentier de Compostelle apres la traversée des Pyrénées a partir de Saint Jean Pied de Port que nous visiterons dans quelques jours et de la voies Aragonaise du même sentier.  Nous y voyons quelques marcheurs Pèlerins qui traverse la ville alors que nous prenons notre repas du midi dans un bar a tapas sympatiique.   Le repas terminé nous nous rendons franchir le pont (puenta) de pierre du sentier en suivant des marcheurs Francais a l'habillement caricactural du Pelerins type.  Ils ne leur manquent qu'un collier de pure noisetier au cou pour que nous les confondions avec Marcel Leboeuf.
De retour sur la route.  Cette fois ci l'autoroute.  Nous franchissons d'immense montagnes et de longs et frequents tunnels pour atteindre Donostia ou San Sebastian selon le nom espagnol ou le nom Basque de la ville.  Nous sommes au pays Basque.  La ville de cent quatre vingt trois mille habitants est etendue sur le bord de l'Atlantique. Son port de pêche,  son port de plaisance,  ses longues plages, ses cotes rocheuses sont tous accessibles par une longue promenade en bord de mer.  C'est le long de cette promenade,  sur la pointe la plus avancée dans la mer, que nous trouvons notre stationnement pour la nuit.  Une localisation de choix qui nous permettra de decouvrir la ville a pied.   En haute saison l'endroit est trop frequenté pour qu'un camping-car y passe la nuit mais en cette basse saison la préposėe de l'office du tourisme nous affirme qu'il n'y a pas de probleme.
La ville s' est deja meritė le titre de meilleur destinations de qualité en Espagne.  Ce titre n'est pas surfait.  Les promenades, la vieille ville, les nombreuses places, les commerces de qualité sont de haut calibre. La ville et son bord de mer sont vraiment beaux. Les restaurants sont de qualités.  Nous nous attablons dans un bar a Pintxos, ces bouchées délicieuses appellées Tapas plus au sud, c'est excellent.  Nous explorons un peu ses rues marchandes avant de revenir sous les lueurs des magnifiques lampadaires qui garnissent la promenade vers  notre camping-car pour terminer cette journée en relaxant avec un verre de vin et quelques bouchėes.

Toc...tac...toc...

Mardi 30 septembre. Avant de débuter le récit de cette journée je retourne dans l'univers des reves qui ont peuplė ma nuit.  Des rêves paissibles ou j'ai revue une grande partie de ma vie en rencontrant les personnes que j'aime et que j'ai aimé.  Parents, freres et soeurs, amis plusieurs ont partagé des moments de bonheur dans mes souvenirs oneriques.
C'est lorsque ces moments se produisent que je resens toute le sens du voyage.  Partir a la rencontre des autres en s' abandonnant tellement que l'on reviens immanquablement vers soi.  Le voyage permet cet abandon que la preoccupation des obligations quotidienne n'autorise pas.  J'aime voyager en etant déstabiliser par la rencontre de l'autre et de ses coutumes, sa cuisine, sa difference si semblable a ce que nous sommes lorsque l'on outrepasse les préjugés et le premier regard.
Mais pour bien voyager il faut aussi garder les yeux ouverts.  C'est ce que je me suis dit en prenant la route direction les Cinco Villas. Une suite de village Aragonais ayant tous comme caractéristiques d'avoir préservée une importante architecture du moyen-age.
Notre arret a Uncastillo est charmant.  Les tres vieilles rues etroites, les eglises, les pavés sont d'un charme fou. Un arret dans la boutique de distribution d'un producteur de vin bio local pour l'achat d'une bouteille et un branchement WiFi le temps de prendre nos emails et de publier les recits des derniers jours.  Il est étrangement moins facile de trouver des connections Internet ici qu'en Inde.  Mais nous ne nous en faisons pas trop avec ça. 
La derniere destination du jour est Sos Del Rey Catolico.  Le chateau situé sur une colline avec deux promontoires domine le village situe stratégiquement entre les royaumes de Navares et le Royaume d'Aragon.  La ville fortifiée est ceinturée par une murailles dotées de sept portes.  La vieille ville médiévale est magnifique et se laisse agreablement decouvrir en se perdant dans ses rues et ses etroits passage.  Les portes des maisons sont remarquablement belles.  Nous visitons la vieille eglise et descendons dans la crypte par un etroite escalier en colimaçon pour atteindre les chapelles ornées de peintures remarquables a meme la pierre.  Nous avons souvenirs de peintures de ce genre dans des chapelles Grec.  Notamment dans une chapelle ou Saint Jean aurait rédigé une partie des evangiles sur l'ile de Patmos.

Ici a Sos Del Rey Catolico se produit une anecdote qu'il est difficile a croire même pour nous qui la vivons. Sur le plus haut promontoire, virvoltant dans un courant d'air tourbillonnant,  une legere plume blanche va et vient entre les vieux toits de tuiles et les murailles de pierres. L'alegorie  imaginé au cinema pour Forest Gump se realise ici dans la vraie vie.  Fruit d'un hasard defié par le thème musical que nous inspirait ce voyage.  Rencontre d'un troisième type.
Au pied du village la Pastelerie chocolates Santa Orosia.  Nous ne manquons pas de repartir avec une boite ...qu'il nous reste a decouvrir.

Nous resterons dans ce village pour la nuit bien stationné dans l'aire municipal prevu a cet effet juste a coté du centre sportif de la place.  J'y entre pour m'informer des conditions de stationnement.   Toc...tac...toc...tac...toc...tac...au centre de la grande salle deux joueurs de ping pong echangent la balle rapide en se tenant a six pieds de la tables.  Toc...tac....toc...tac ...toc...

mardi 30 septembre 2014

Encierro et EspectaculoTaurino

Lundi 29 septembre.   Il fait encore noir dehors lorsque nous nous engageons sous le couvert de la longue allėe d'arbres qui fut aménagé dans les temps anciens par les chevaliers de l'ordre des Templiers. L'atmosphere mystérieux crėė par le lieu est amplifiė par la lueur de notre lampe frontale qui guide nos pas.
Ce matin nous aborderons la journée en reléguant aux oubliettes la morale a la Brigitte Bardot en visite aux Îles de la Madeleines ou l'indignation caracterielle des pseudos ecolo du Plateau.
Ces jours de fête a Agreda et les traditions se vivent a leur façon. Nous assisterons a l'Encierro de reses braves qui se tient dans les rues etroites du coeur de la cité de 3700 habitants. L'événement debute a 08h00. Nous sommes acceuillis sur la place principale par des hommes qui nous offrent des patisseries et un verre de vin doux du pays, un moscatel.  Nous marchons dans les ruelles etroites jusqu'à ce que nous identifions un endroit stratégique d'ou nous pourrons observer et capter des photos de l'activité a l'abris derrière de solides clôtures de fer. Dans quelques instants des taureaux agressifs seront lachés dans les rues. Avec plusieurs gens de la place, certains un peu plus pactės que les autres,  je me tiens au centre de la rue surveillant attentivement l'arrivée des premières bětes en ayant bien sûr pris soin de reperer un espace pour retraitė rapidement derrière les barreaux.   De puissantes détonations annoncent le laché des furieux animaux.  Ils arrivent a une vitesse folle alors que les "BRAVES" rétractent a l'abris. Pauline est un peu contrariée que je sois le dernier a sauter la cloture, qui l'eu cru?  Pas que Pauline soit contrariée mais que je sois le dernier! Le reste de l'événement consiste a retourner dans la rue pour attirer les taureaux qui passent et repassent s' arretant a l'occasion a notre hauteur pour charger la cloture et la foule aussi surexcité qu'eux. Un plus brave que les autres s' applique a prendre le taureau par les cornes.  N'ayez crainte ce n'est pas moi. Pas si fou que ça le gars, je me contente de le photographier.
Puis nous passons l'après midi à flaner dans les vieilles rues de cette belle petite ville  Le couvent des soeurs Franciscaine de Marie occupe une place dominante.  C'est ici que cette congrégation de religieuses a ete fondée au dix septième siècle.   La presence et l'influence de ces soeurs missionnaires dans le monde  ont contribué a l'essort de la ville. Ma regretėe soeur Louise a ete membre de cette communauté  religieuses au debut se sa vie adulte.  
Nous poursuivons notre découverte de la ville dans le quartier Arabe. Les murs de pierre decrepis de cette partie de la ville remonte au neuvième siècle.   Deux portes typique de l'epoque en forme de trou de serrures subsistent dans l'epaisse muraille qui ceinture le quartier.
Une pause café nous permet de se détendre un peu avant le spectacle de 17h00 a la Plaza de Toro.  L'arene de taureau circulaire acceuille en cette fin de journée une corida appelée Taurino. Nous ne savons pas trop a quoi nous attendre.  Plutot en fin d'avant midi nous nous y etions présentės pour assister a une corida a l'intention des jeunes adolescents.   Ces jeunes plein de boutons et d'adrenaline affrontent des taureaux de deux ans.  Ils restent plutot collés aux bandes et cages protectrices en attirant les jeunes taureaux surexcités qui apres cinq a dix minutes de course folle dans l'arène retournent dans leur enclos.   Certains jeunes, plus braves ou plus fous avancent quelques pas dans l'arene avec un tissus rouge qu'ils abandonnent rapidement derrière eux en fuyant hors du parterre quand le taureau les repèrent.  Mais ce soir c'est un spectacle pour adulte.
L'arene est pleine.  La foule est animée tout en etant contenu.  Un atmosphère bonne enfant.   Le cavalier vedette fait son entrée sur une superbe monture suivit d'une dizaine d'autre chevaux qui seront utilisés selon les etapes du spectacles.  Suivent trois torreadors en tenue d'apparat avec leur cape.  Un premier tour de piste permet de constater les talents du cavalier et de sa bete, un pure sang arabe.  La fanfare entonne le rythme typique du debut d'une corida. Le premier taureau entre en courant.  S' en suit une course entre la monture et le taureau ou toute l ' habilité du cheval et du cavalier sont mis en valeurs.  La foule apprecie. La suite releve de l'art de la taureaumachie.  Banderilles et autres objets perforants sont enfoncés dans la bete qui s' essouffle jusqu'à ... son dernier souffle.  Les spectacteurs sont plus excités par les prouesses du cavalier que par l'assaut final.  Une certaine forme de retenue et de compassion peut se lire dans l'attitude d'une grande partie de la foule.  Cela ne rends pas l'exercise automatiquement romanesque mais il faudrait approfondir notre connaissance de ce peuple et de sa culture avant de porter un jugement hatif sur ce spectacle qui nous choquent un peu sur la base de nos propres valeurs. Mais quand on voyage c'est pour découvrir l'autre, pas pour le juger.
Nous sommes satisfait de notre expérience en sachant que je ne chercherai pas nécessairement a renouveler ma présence a ce type de spectacle dans cette forme.

Comida popular

Dimanche 28 septembre. Vers 09h00 nous nous mettons en direction de Lituenigo. Nous voulons y arriver tot pour visiter le village avant la messe de 11h00. Une fois de plus la route pour s' y rendre est d'une beauté exceptionnelle. Nous traversons la montagne de Moncayo.  Les champs sont decoupés en mosaïque d'une multitude de vert et d'ocre. La lumière du matin revele toute la grandeur de cette nature. Nous arrivons a Lituenigo,  cent trente deux de population.  Aujourd'hui les gens des alentours s' y réunissent pour celebrer une tradition vieille de trois cents ans, la pesaje de los ninos nacidos en el ano.  Nous assistons a la messe qui précède la cérémonie. C'est une messe de bapteme. Les parents sont fiers. Apres la messe le nouveau baptisé sera rejoins par 42 autres nouveaux nées de l'année pour etre pesée sur une balance romaine. Le poupom est depose dans un panier d'osier d'un côté de la balance pendant que de l'autre côté on verse du grain jusqu'à equilibrer son poids. Tour a tour les poupons souvent habillés en vetements traditionnels se prêtent a l'exercice en compagnie de leur famille pour la photo souvenir.   La joie se lit dans le visage des parents.  Les spectacteurs reçoivent et partagent ce sentiment de bonheur. Nous faisons l'objet de la curiosité de plusieurs. Il est de plus en plus fréquents que les gens savent que nous sommes les Québécois avant même qu'on leur parle. Parler est un grand mot ici ou pratiquement personne ne parle ni français ni anglais.   Mais nous communiquons quand même assez facilement. Portant fierement au cou le foulard vert de la fete au blason de la ville nous nous approchons de la prochaine activité qui a lieu a 15 heures. Selon le nom La Comida Popular il s' agit sans aucun doute d'un repas communautaire. Des tables ont ete dressées devant le fronton de belote Basque. Nous voyons les gens s' approcher des lieux avec chaudrons et couvert a la main.  Nous ne comprenons pas vraiment. Une dame s' approche de nous et avec gentilesse nous prends sous son aile...en espagnol bien sûr. Finalement nous comprenons. Nous allons chercher chaudron et couverts dans le camping-car et nous nous mettons en file. Cuisiné dans d'immenses chaudrons de fer sur feu de bois on nous sert une delicieuse soupe de haricots blancs,  lardons et porcs et un boeuf braisé gouteux avec pommes de terre.  Nous nous attablons avec les gens de la place.  Vin et baquette accompagnent de delicieux repas qui se termine avec une glace.  Le terroir et l'authentique dans sa plus pure expression.   Alors que nous partons une tablée nous retiens. Ils veulent en savoir plus sur les raisons qui nous ont attiré ici.  Ils nous offrent un verre de cava aragonais en guise de remerciement.   Termner une si belle journee avec des bulles dans un si beau village acceuillant,  on ne peut rien demander de mieux.
Retour a Agrada sous notre allée d'arbres si magnifiques pour passer la nuit, demain gros programme en vue.

Saisir l'occasion qui passe

Samedi 27. Nous nous réveillons après une nuit d'un sommeil profond. Le SPA de la veille a libéré tous les tensions musculaires accumulés. Nous nous sentons parfaitement détendus alors que nous prenons la route. Un grand lac, suivi d'un second surprennent dans dans ce territoire plutôt désertique. Tres bientôt les douces collines aux sols rougeatre qui agrementent le paysage en bordude de la route que nous emprutons confirme la rareté de l'eau. Un reseau de canaux d'irrigation serpente le terrain aride. Les ruines de chateaux d'une autre époque agrementent le paysage. Trop beau pour ne pas s' arreter le temps d'une photo. Les lumières bleus qui pivotent sur le toit du vehicule qui s' immobilise derrière le camping-car sont moins agreable a nos yeux. N'arretez pas sur la route me crie-t-il en espagnol. Je comprends sans rouspéter cette langue qui m'est pourtant étrangère. Nous franchissons maintenant le territoire d'une nouvelle province de ce pays, nous sommes passe de l'Aragon a la Castille-Leon.  Nous poursuivons sans problème traversant des zones couvertes de fleurs de tournesol bien mûrs. A travers le paysage d'eglise du neuvième au douzieme siecle, de ruines datant de l'ere romaine se dressent comme une plaie dans le paysage des centaines d'éoliennes geantes.  Ce ne sont pas des geants imaginaires qu'un preux chevalier accompagné de son fidele serviteur voudrait vaincre. Il faudrait que Don Quichotte de la Mancha reviennent pour les chasser. 
Nous arrivons a Soria.  Ville facilement accessible ou nous prenons une grande marche en son centre. Dans le parc municipal un homme âgé est a nos cote alors que nous examinons l'affiche du plan de la ville. Ici, comme depuis que nous avons quitter les hauts lieux touristiques de masse les gens parlent et comprennent seulement l'espagnol. Qu'à cela ne tienne nous engageons un échange avec lui parlant de son pays, du Canada, de ce qu'il a fait comme voyage. Une rencontre sympatiique. Un arret dans une biscuiterie, nous rions a gorges déployėes avec la propriétaire,  son mari vêtu de son costume de pâtissier vient a l'avant de la boutique. Nous repartons avec quelques biscuits et une photo de groupe captée devant leur commerce.  Detour par un magasin spécialisé dans le café.  Le vendeur rondouillet nous conseil selon les indications de notre goût en la matière. Il nous propose un melange au gout prononcé que nous recherchons.  La barrière du langage se franchi facilement avec de la bonne volonté.   La ville est belle et animé. Nous prenons un repas du midi absolument succulent. Soupes délicieuses,  des joues de porc sur l'os pour Pauline, moi un plat de poisson,  de la bonita, totalement parfait avec sa sauce û  poivrons et tomates concassées.  Et pourquoi pas une bouteille de vin du pays.  Nous repartirons avec la demi coiffé d'un bouchon, conduite automobile oblige. Un dessert complète ce repas agreable. Décidément les espagnols de Soria mangent bien. Nous aussi.
Prochaine étape Agreda ou j'ai identité une halte camping-car municipal qui semble bien.  Localisée dans un parc ou une allee de maronniers geants font un long tunnel de pres d'un kilomètre sous la canopé l'endroit est tres beau. C'est le long alignement de maronniers en Europe.  Nous sommes localisée a peu de distance de notre prochaine etape Lituenigo ou demain matin se tient une cérémonie un peu special. J'y reviendrai demain mais pour l'instant nous allons marcher dans Agreda.
De la musique et des cris de foules attirent nos pas.  Nous arrivons a l'arene de taureau ou une grande fete pour les jeunes se passe. Des jeux style Wipeout mettent au defi les participants qui chutent et trebuchentt sur ces structures mobiles en mousse amortissante. L'atmosphere est survolté. Nous nous joignons a la foule puis poursuivons notre marche vers la vielle ville.  Place centrale, une grande scene,  un orchestre fait ses test de son.. il y a fete au village pour les prochains jours.  Nous apprenons qu'a compter de lundi se tiendra un Encierro de reses bravas. Un laché de taureaux dans les etroites rues de la ville.   Puis en soirée une corrida.  C'est magique de tomber par hasard sur ce genre de fete populaire authentique en dehors des circuits touristiques traditionnelle. Nous ajusterons notre horaire pour vivre ces moments exceptionnels et peut être vous les conter.

vendredi 26 septembre 2014

Ici, maintenant

Vendredi 26 septembre. La nuit a Catalayud a ete reposante. L'aire de stationnement pour le camping-car est très bien aménagé. C'est sur le couvert d'arbres matures que nous sommes immobilisé. Tot le matin le chant delicat des oiseaux annonce l'aube du matin.  Un début de journée tout en douceur.   Un bon petit déjeuner pris nous nous mettons en direction du site archéologique de Bilbilis
L'immense cité Romaine antiques localisée sur le sommet d'une montagne s' offre a nous. Nous sommes seul pour visiter le site. Le sol rocailleux quasi désertique est couvert de plant de thym sauvage.  Nos pas levent le parfum devla plante aromatiques au vertu apaisante.   Cette journée s' annonce vraiment pour etre apaisante. L'immense cite datant de plus de cent ans avant J.C. est bien revelė suite au travail des archéologues. Plus bas sur le flanc de la montagne un berger et ses chiens conduisent un troupeau de moutons. La musique des cloches pendant au cou des animaux rend la scene pastorale inspirante.  Nous captons un bref video du moment qui ne saura pas rendre totalement l'esprit du moment. Toutes les jours devaient debuter ainsi.  Nous quittons ce lieu magique a destination de Monasterio de piedra.   Pas tres loin. Une quarantaine de kilometres. Rien de la publicité ni du site internet ne peuvent rendre la beauté du lieu.  Un monastere du douzieme siècle avec un parc sur plusieurs kilomètres qui est couvert d'innombrables cascades, chutes et cavernes.  Le site est d'une beauté excessive comme seul les Cisterciens savaient mettre en valeur.   Apres je ne sais combien de chutes et cascades tous plus belles les une que les autres nous nous engageons dans un tunnel etroit creusé dans la roche.  Des marches y ont ete decoupés. A mesure que nous nous enfoncons dans le sol l'eau suinte de plus en plus de la voute.  A pres de 150 pieds de profond de l 'entrėe de ce passage nous nous retrouvons derriere une chute. Le torrent vertical rejete une bruine rafraîchissante,  meme froide dans l'immense caverne qu'elle dissimule.  Les formations rocheuses ressemblent à des gargouilles deligounantes. Les mousses d'un vert chlorophylle intense rende le lieux vivants. Nous n'avions jamais imaginé de lieux si éblouissant,  si inspirant.   Nous emprutons un autre tunnel sous la chute pour resortir a 50 metres du pied de celle-ci qui a une hauteur de 150 a 200 pieds.  Impressionnant est un mot faible pour décrire la scene.  Et ce n'est pas fini.  Plusieurs autre cascades s' offrent a notre regard alors que cinq oiseaux rapaces survols les liaux ou nous pouvons observer des truites de 10 a 15 livres nagés dans le torrent.  Les etangs qui suivent sont d'un vert eclatant.  Il est difficile de comprendre qu'un parc d'une si grande beauté ne soit pas plus connu dans le monde.   Nous completons la visite par l 'exploration du monastere Cisterciens.
Une journée si inspirante merite une fin en apothéose. A 17h00 nous avons reservé une session au spa de l'endroit. Haman, sauna, tourbillon, cage de luminotherapie, chaise aquatique de massage energique,  piscine de relaxation avec une multiplicité de jets et chutes thérapeutique,  etvtout ca dans sous les voutes d'un monastere du douzieme siecles.   Moment de détente ultime que nous completerons en buvant des bulles avant d'aller se coucher.  Une vie de moine que j'adopterais sans misere.  Maintenant ne me demandez pas quelle estble programme de demain, je m'en fou.  Ici, maintenant, rien d'autre ne compte.

Une longue route de satisfaction

Jeudi 25 septembre. Grosse journée en vue. Aujourd'hui nous avons un parcours de 244 kilometres de planifié. C'est la plus longue etape devtout notre voyage. Nous decidons quand même de débuter la journée calmement. Les kilometres s' accumulerons au fur et a mesure.   Rien ne sert de courir nous a enseigné Jean De Lafontaine.
A quelques kilometres de Taragona nous nous rendons a  Ponte Del Diable, les vestiges d'un aqueduc romain.  Tout un vestige. L'aqueduc faisant une cinquantaine de metres de haut comporte une serie d'arches superposées qui permettait a l'-eau de s'ecouler dans une rigole en son sommet sur plus de cinq cent metres.  Ce n'est pas le pont du Guard avec ses triples arches mais celui-ci est tout même très imposant.  Surtout qu'il est dans un etat tel que nous pouvons marcher sur toute sa longeur devson etroite rigole du sommet pour le traverser. Un peu deccourage pour vaincre la crainte des hauteurs et croire en la competence des ingénieurs Romains qui ont construit ce pont il y a plus de deux mille ans.  De quoi ne pas rendre fier l'entrepreneur qui a construit le pont Champlain.  Chez les Romains les infrastructures tenaient bon.  L'histoire ne nous revele pas s' il y avait des extras, des vrai extras et desvfaux extras mais chose certaine les entrepreneurs vivaient deja grassement a cette epoque.  Une civilisation si peu éthique peu bien s' etre eteint, c'est ce qu'elle méritait pour ne pas avoir su enrayer ces filouteries.  Treve de divagation, la visite valait la peine.  Nous reprenons notre longue route.  Tout se passe bien.  244 kilometres de plus au compteur nous arrivons dans Saragosse.   Il n'est jamais simple de trouver du stationnement pres des centres villes.  Je m'immoblise avec les quatre clignotants pendant que Pauline s' informe a des policiers qui montent dans leur voiture.  Suivez nous disent-ils. 7 a 8 virages plus tard nous sommes a l'entree d'un stationnement a deux pas du centre ville avec une vue imprenable sur la Cathédrale.  Mucho Gratia policia.
Saragosse est éblouissante.   Les vestiges de la Rome antiques omnipresent.  Une grande place d'une grande beauté.   Plein de sculptures de bronze.  Une rambla fantastique. La place d'Espagne tres belle.  Une ville de culture et d'art ou les batiments modernes cotoient sans heurts les ruines antiques, les eglises du douzieme siecles, la Cathedrale absolument renversante. Nous sommes ici au coeur du royaume d'Aragon.  Une puissance qui a une lontaine epoque,  les monarques Francois d'Aragon et Isabelle de Castille avaient financé les expeditions d'un certains reveur nomme Christophe Colomb.
La grandeur est encore présente dans cette magnifique ville.
Nous completons notre visite il est pres de 18h00.  Aussi bien faire un bout de chemin pour trouver un endroit pour passer la nuit.

La route est belle, nous traversons des hautes montagnes en passant allègrement les camions tracteurs qui peinent dans les longues montées. Le camping-car se comporte a merveille sur cette autoroute.  Cet équipement est vraiment fait pour voyager.   Trois cent soixante neuf kilomètres plus loin que ce matin nous quittons l'autoroute a Catalayud. Un site archéologique nous interesse ici, nous le visiterons demain.  En attendant nous devons trouver un endroit pour la nuit, il ferra sombre dans une demie-heure.  Je demande a un homme qui sort d'une usine des informations.  Il ne parle pas d'autre langue que l'espagnol et il parle vite.  Mais il est plein de bonne volonté et de gentilesse. Il parvient a nous indiquer un endroit prevu pour les camping-car dans la ville. Lecsitevest bien localisée.   Nous y passerons la nuit apres une agréable marche dans la vieille ville aux restaurants et bars remplis des gens de la place qui sortent pour prendre leurvrepas du soir apres vingt heures.
Nous nous couchons unevfois de plus rassasiés de decouvertes et de rencontres qui font de ce voyage une expérience formidable jusqu'à ce jour.

jeudi 25 septembre 2014

Bonne nuit, beaux rêves

Mercredi 24 septembre nous debutons la journée en economisant nos forces car le programme du jour devrait nous faire marcher pas mal.
Le bus de 11h20 nous conduit a proximité des vestiges d'un grand amphithéâtre Romain.  Le site en bord de mer a conservé ses gradins de pierre semi-circulaire, les quartiers des gladiateurs, son arene de combat centrale. Ce n'est qu'une des nombreuses ruines romaine bien conserve qui parent le paysage de Taragona.   Que cette ville est belle et vivante.  L'incident du portefeuille de hier ne troublera certainement pas le moment présent ni les jours a venir,  Mais en regardant ces arenes je ne peux m'empêcher d'imaginer le plaisir que j'aurais a voir le brigand jetė en pature aux gladiateurs qui se tiennent au centre avec leurs epees, leur massue, leur bouclier, les filets.  Au moment de l'assaut final il est plus que probable que mon pouce aurait tendance a se diriger vers le bas.  Et vous?
Mais la réalité est différente.   Pas de brigand au centre de l'arène mais oui réellement une dizaine de gladiateurs torse nue en jupettes rouges prêt a affronter ... la foule de touristes qui souhaitent une photo a leur côté.   Il ne s' agit pas des habituelles quěteux qui se deguisent un peu partout sur les places publiques des lieux touristiques pour soutirer quelques pieces aux promeneurs.  C'est une represantation privée,  bien organisé,  que nous pouvons observer de l'extérieur du site.  Les gladiateurs sont impressionnants a voir meme de loin.

Nous poursuivons notre programme quotidien en remontant la grande Rambla avant de nous diriger vers la Cathédrale. Chemin faisant un arret dans une boutique de maillots de bain dont la vitrine avait attirer notre attention hier mais qui était fermée a cause de la fete.  Quelques essaies et Pauline repart avec un tres jolie maillot dans le sac.
L'activité que nous sommes venus voir est spectaculaire. Les casteli, apres avoir formé leur tour humaine montent les longues marches de la place de la Cathédrale en formation.  La place est trop bondėe pour que nous puissions y acceder mais nous ne manquerons rien de la suite tout aussi spectaculaire quand ces tours humaines effectuent la marche de la Cathédrale a l'hotel de ville.  Pres de un kilometres dans des rues etroites, en pentes, a la surface en pierre de galets.  Dans le double virage et contre-virage en pente ou nous sommes postės pour les observer les equipes ont deja parcourus avec succes la majorite du trajet.  Il ne reste qu'un virage a 90 degrés pour acceder a la place de la mairie qu'il leur faut traverser en entier pour que le defi soit reussi.  A l'endroit ou nous sommes nous pouvons voir dans leurs visage l'effort ultime que l'exploit exige.  Trois equipes sur quatre reussiront.  Encore une fois l'atmosphère de la foule rends cette ville festive si agreable que c'est en chantant Akuna Matata que nous vivons cette journee.
Longue marche sur la Rambla, destination El Cortez Ingless, un grand magasin Espagnol.  Mais avant de l'atteindre un excellent repas Chez Regine.  Tres bon, un verre de vin est inclus avec le repas mais le maitre d'hotel decide de nous offrir plutot une bouteille de la maison.  Moment tres agreable.
C'est donc la tete legerement dans les vapeurs que nous magasinons chez El Cortez Ingless et ajoutons quelques vetements a notre garde robe.

Retour pour une longue promenade sur la Rambla. Hier le grand espace publique était occupé par des producteurs artisanaux. Nous avions profitė de leur présence pour refaire provisions d'olives tous plus goûteuses et bonnes lles unes que les autres,   de saucissons secs dont ils connaissent les secrets pour produire le bonheur en bouche, d'un pain fabriqué sur place par un boulanger a la mine for sympatiique qui petri la pate sur place et enfourne dans son four mobile surmonté d'une effigie de dragon sculptė avec du fer ornementale,  Aujourd'hui ils ont cédé la place a la grande Correfoc qui si tiendra vers 22h00.
Nous faisons un crochet latéral vers la place du marche publique. Même si les etals a l'interieur sont fermés en cette fin de journée le détour vaut la peine. Sur ses. Façades sont peint des fresques colorés représentant les scènes et événements que nous avons vecu ici au cours des derniers jours. Nous reconnaissons les geants, les nanos, les castelis, les danseurs de sardane les joueurs de Grottes instruments a vent mi flute mi corne, typiquement Catalan, les cérémonies officiel, la mairie et son fier premier magistrat, la Cathédrale et le bras sacré de santa Tecla, les diables et les dragons. Tout y est dans un condense, un résumé de la vie a Taragona.  Tout autour sur la place les cafés offrant des patisseries et des tapas plus attirants les uns que les autres garnissent les tables occupės par la faune locale.  Nous ne pouvons resister a garnir notre sac de quelques douceurs.
Il nous reste maintenant a decider si nous restons pour la correfoc de cloture de la fete.   Il est actuellement 20h00

La folle parade des diables et dragons de feux et de petards se terminera passe minuit et demain nous avons une longue route a faire. Nous decidons de rentrer apres une si belle journee

De.retour au camping-car petit moment de détente avec un bon café.   Dehors nous entendons des bruits de tonnere et des eclairs puissants. Serait-ce la correfoc qui est si puissante?  Il est maintenant 22h00 heure prévu de son debut. Non c'est un orage violent qui vient clore cette journée. Aucun doute que la correfoc a ete annulé.
Nous sommes bien content d'etre au chaud et au sec.
Bonne nuit, beaux rêves.