mardi 7 octobre 2014

Les gorges de Kakuetta

Lundi 6 octobre.  Nous nous rendons comme prevu à la place du marché publique, il est neuf heures.  Le marché est sympatique mais n'est en rien comparable aux precedents que nous avons frequenté.  Nous repartons tout même avec quelques legumes frais.
Nous retraversons la ville en empruntant cette fois ci le sentier qui passe par la citadelle qui domine la ville.  L'ascension par le long escalier taillė dans la pierre est hardue, la vue au sommet des fortifications est inspirante, la descente dans un sineux sentier pavé de galets est bucolique.  Presque personne sur ce parcours.  Tous empruntent la voie balisėe avec le logo officiel du "Camino" le nom du sentier pour les initiés.   Tous passent devant les commerces de souvenirs, les restaurants,  les hotels, les patisseries.   Nous aussi allons dans une patisserie prendre un croissant et un café. .. en compagnie d'un pelerin reconnaisable a son lourd sac a dos et ses bottes de randonnées.
Nous quittons Saint-Jean-Pied-de-Port pour nous enfoncer dans l'arriere pays de montagnes, direction Saint-Engrace pour aller faire une randonnée qui doit nous conduire à la gorge de Kakuetta.
Nous venons de quitter Saint-Jean et nous nous dirigeons vers un chemin de montagnes.  Un automobiliste que l'on croisse flash ses lumieres.  Non ce n'est pas Jean Marc Parent, c'est un Français qui veut me mettre en garde concernant la difficulté extrême de la route vers ou je m'engage.  Il l'a parcouru avec un camping-car il y a quelques années et ce fut toute une epreuve.  Il n'en faut pas plus pour me stimuler mais avec prudence je m'arrete a la mairie pour m'informer si la route est praticable avec le genre d'équipement que je conduis.  La reponse est oui sauf que. .. Sauf que si je rencontre un autre vehicule il est impossible de croisser.  Un des deux doit reculer.  La route est difficile mais c'est la plus belle me dit - on. 
Est-ce que je vous laisse deviner quelle route j'ai choisi?
Vous avez raison, c'est pas necessaire, on le sait bien.
La route monte...monte...monte...la largeur des roues du vehicule.  Côté conducteur la muraille de pierre taillėe dans la montagne, côté Pauline la falaise, nous atteignerons mille quatre vingt deux metres d ' altitude.   Vue d'en bas c'est sûrement haut mais vu d'en haut d'une fenetre de passager d'un camping-car c'est creux pas a peu près.
Nous croiserons quelques vehicules, des manoeuvres pas trop risquėes seront accomplis.  Nous croiserons un troupeau de mouton.  Nous leur avons laissé la priorité.
Essoufflés et contents nous nous arretons dans un charmant village une fois la traversé completée.  Il est temps du repas du midi.  Assiette du terroir pour Pauline, assiette de boudin noir, saucisses, lard grillés pour moi.  Si on est encore en vie apres notre traversé c'est que rien ne peut nous tuer.
Les gorges de Kakuetta,  notre destination sont une longue tranchée etroites  de pres de 3,5 kilometres ou coule une rivière alimentée par une chute qui sort literallement du milieu d'une falaise pour se jeter au fonds du gouffre formant une chute des plus spectaculaire.   Le site est aussi complete par un important reseau de cavernes.
Les falaises de part et d'autre de la riviere renderait impossible la progression vers la cascade si ce n'était des installations de randonnées qui y sont aménagées.  Un long tunnel creusé dans le roc, des ponts qui franchissent le gouffre,  de longues passerelles fixėes au flanc des falaises et des passages sculptés a meme la falaise.  L'environnement humide et frais favorise une végétation de mousses et de lichens luxuriants. La cascade est spectaculaire, je me glisse derriere le temps d'une photo.

Apres deux heures trente de randonnée nous decidons de reprendre la route pour se rapprocher de notre prochaine destination,  Lourdes.
Je ne croyais pas que l'itinéraire projeté me ramènerait sur des routes etroites et sinueuses.   C'est sur un chemin d'une exploitation forestière,  quand même pavé,  que nous parcourerons vingt cinq kilometres de courbes, de montės, de descentes eprouvantes. 
Nous sommes bien content lorsque vers dix neuf heure nous nous immobilisons a Arudy.  Il nous reste qu'une trentaine de kilometres pour joindre Lourdes demain.  Je crois.bien que j'aurai quelques remerciements a y faire...

lundi 6 octobre 2014

Composterons-nous Compostelle ?

Dimanche le 5 octobre.  La nuit a Espelette a ete orageuse. Le ciel a déversé tant de pluie qu'au matin il n'en reste plus.  Nous pouvons debuter une journée de plus avec un temps agreable.  Depuis le début du voyage la météo est de notre bord.  Ce matin il y a un marché aux puces que les gens d'ici appellent vide grenier.  Que des particuliers qui offrent des vetements et des jouets d'enfants, des articles de cuisines, de la vaiselles, des bibelots, des vieilles lampes, des outils rouillés, des vrais puces de vrai monde.  Assez sympatique comme événement.   Pauline ferra l'acquisition de quelques petits bibelots d'un vieux Basques portant fierement son béret.
Visite de l'eglise plutot surprenante avec ses balcons sur trois niveaux qui ceinture l'intérieur.   L'architecture est différente de ce que nous avons vue a ce jour mais typique de cette province basques.  Sur les tombes du cimetière qui jouxte l'eglise des petites plaques mobiles gravées avec des mots de sympathies offerts par des parents, des compagnons de travail, des amis de partie de carte.  Cette tradition que nous voyons pour la premiere fois nous semble assez sympatique.
Decidement Espelette est un village au charme fou qui a plus a offrir que son celebre piment.
Nous nous mettons en direction de Cambo Les Bains.  A peine 3,5 kilometres.   Aujourd'hui c'est la Fête du Gateau Basques.   Les rues du village ont ete fermées à la circulation.   Les artisans de toute categories ont etablis leurs kiosques de part et d'autre de l'allée principale.   Les tables des potiers alternent avec les fromagers,  les patissiers, les charcutiers et cent autres metiers artisanaux.  Des troupes de musiciens occupent les espaces plus large.  Les rues sont bondėes de gens.  Les odeurs des gateaux Basques qui cuisent embaument l'air et s' entremělent aux odeurs des restaurants qui nourrissent cette foule de festivaliers. 
Un maitre pâtissier enseigne a un groupe de dix personne l'art de la fabrication du gâteau de la fête.   Nous observons attentivement les gestes et les astuces qui permettent de réaliser cette patisserie si delicieuse.   Il est certain que nous tenterons de prolonger et partager le plaisir de deguster ce savoureux dessert.  Nous faisons l'achat de petites pieces de poterie assez jolies qui servent a extraire les huiles essentielles de l'ail.  C'est assez particulier comme objet et sympatiique.
Cette grande fete populaire est arrivée a nous encore une fois comme un hasard qu'il fallait saisir, comme un chocolat de la boite qui se laisse decouvrir.  Nous poursuivons notre course.
Quoique pour la prochaine et derniere destination du jour il serait plus approprié de parler de marche.
Saint-Jean-Pied-de-Port est connu comme etant le point de rencontre des differentes voies Française des sentiers vers Compostelle. Franchir sa porte fortifiée est un symbole puissant sur ce chemin.  La prochaine etape consistera a traverser les montagnes des Pyrénées pour joindre Puenta La Reina en Espagne ou nous étions il y a quelques jours et finalement se rendre a la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle but ultime vers la transformation de tout son etre, nous y etions il y a quelques années.    Nous traversons la ville de son entrée par la porte de Saint-Jacques à sa sortie par la porte d'Espagne.   La vieille ville a un certain charme avec ses nombreux hotels refuges pour pelerins.  Sa position stratégique implique la presence de nombreux commerces spécialisés pour les marcheurs et ... les plus nombreux curieux visiteurs qui comme nous veulent voir la mythique ville. 
Même si aujourd'hui nous pouvons affirmer avoir franchit les principaux points d'interet de ce sentier j'affirme ne pas ressentir l'exaltation de notre Marcel nationale.   Ce n'est pas ici que j'imaginerai entreprendre le voyage intérieur que les pelerins de Compostelle disent realiser,  un collier de pure noisetiers pourrait peut etre venir a mon secours et guerir ma crédulité,  qui sait?

Nous passerons la nuit a mediter sur la surcommercialisation de ce lieu, bien stationner dans l'aire de camping-car aménagé par la municipalité ou nous sommes plus d'une trentaine immobilisées en attendant de profiter du marché publique qui se tient ici les lundi matins.

dimanche 5 octobre 2014

Un peu de piment

Samedi 4 octobre.  La nuit a Sares a ete calme, comme attendue.  Nous avons fait le plein d'energie. Nous en aurons besoins pour l'activité que nous ferrons en ce début de journée.   Direction La Rhune.  C'est le premier sommet de la chaine pyrénėenne a partir de la côte Atlantique.   De ses 905 mètres,  la montagne domine les septs provinces des pays Basques.  Le panorama a 360 degres a son sommet permet d'observer tant la partie Espagnol que la partie Francaise des Basques.  C'est confortablement assis dans un magnifique petit train a crémaillère datant de 1924 que nous atteignons le sommet.  Nous redescendrons a la marche.  Cinq kilometres dans une pente raide et rocailleuse.   Les indications de randonnée categorisent le sentier de niveau difficile.   Bien équipée avec nos bottes de randonnée et nos batons nous entreprenons la descente qui durera deux heures trente.  Certains passages sont plus techniques que d'autres mais l'effort vaut la peine.  Nous observons les nombreux petits ponys ssuvages, appelės Pottok, des moutons qui broutent un peu partout sur les flancs pentus.  Des vautours, rapace emblématique des Pyrénées,  tournoient au sommet.  Au loin la mer, les villages, les hameaux, les montagnes voisines nous offrent un spectacle grandiose.  
Le dernier kilometre de descente est particulièrement eprouvant pour les genoux. Pas a pas nous atteignons la base sans blessure, content de notre prouesse.

Quelques achats a la boutique.  Un instrument de survie qu'utilisait les anciens montagnards Basques j'en dis pas plus, une cloche a betail dont le son typique a meublé notre descente, une boule souvenir enneigée pour le bonheur de notre petite Romane qui est fascinée par ce type d'objet.

Direction Espelette.   Le village connu pour ses piments est charmant.  Plusieurs bâtiments arborent sous les fenetres, de longues tresses de piments rouges mis a sécher a l'air libre.  Les facades en sont presque couvertent. Le piment d'espelette beneficie d'une AOC. Une appelation d'origine contrôlée. Nous visitons une chocolaterie artisanale accompagné d'une genereuse et reconfortante séance de degustation de chocolat aromatisés au piment vous vous en doutiez bien.   Nous nous perdons librement dans la partie moins commercante du bourg pour en decouvrir toute sa beauté authentique.   Nous passerons la nuit ici, demain matin un grand vide grenier populaire se tiendra au centre du village.  Nous ne manquerons pas ce genre d'événement.

vendredi 3 octobre 2014

Les sens en eveil

Vendredi 3 octobre. Je vous ai dit que l'emplacement de stationnement pour le camping-car est exigu. L'aire est coincėe entre la route principale et la voie ferrée. L'arriere du vehicule, ou est le lit, à moins de un mètre du chemin de fer.  Deux heures du matin.  Dans un vrombissement aussi intense que le bruit d'un 747 au decolage et du sillement d'une formule un en pleine accélération un train haute vitesse passe faisant trembler notre frêle habictacle pendant que notre instinct de survie active tous nos sens en eveil.  A trois heure et a quatre heure même divertissement.   Vous vous doutez qu'a cinq heure nous attendions avec anxiété l'agression sonore.  Rien ne se produit.  Nous avons eu notre compte d'emotions croyons nous.

Neuf heure du matin nous nous rendons au marché publique. 
Une fois de plus nos sens s' eveillent pour atteindre un niveau qui frole la jouissance.  Ce n'est pas le bruit cette fois. Ce sont la multitude d'odeurs, de couleurs, de texture qui nous stimulent.  La profusion et la variété des produits sont hallucinantes. Nous avons vu des marchés fantastiques dans differents lieux,  dans différents pays, mais ici ce matin les producteurs de fromages, de charcuteries, de confitures,  les agriculteurs, les bouchers, les poissonniers,  tous rivalisent a offrir ce qu'il se fait de mieux.  Un fromager s' evertue a nous faire gouter a une telle variété de ses fromages fins au lait cru que nous en venons a croire que nous ne mangerons certainement pas sur l'heure du midi.  Nous repartons les yeux et les narines remplis de bonheurs et de souvenirs.  En prime quelques légumes frais, un fromage gouteux, un pot d'axoia un met traditionnel Basques.

Nous faisons route vers Bayonne.  Cette ville fait grand place au transport communautaire.   La vieille ville est sillonnée par des autobus électrique totalement gratuite.   Le stationnement publique est offert pour un euro pour 24 heures.  Des velos libre service sont offerts gratuitement pour la journée.   Il est facile de se déplacer dans cette jolie ville ou les nombreux restaurants offrent une cuisine interessante.   Nous ne pouvons resister.  Comme il fallait s' y attendre a Bayonne,  le jambon est excellent.  Un jambon de Bayonne bien sûr.

Nous poursuivons notre voyage en s' eloignant maintenant de la mer.  Direction Sares, un village faisant parties du groupe select des plus beaux villages de France.  Nous y passerons la nuit dans la paisible aire de camping-car municipal, pres du sommet des montagnes de la chaine des Pyrénées que nous sillonerons au cours des prochains jours.  Le paysage des vallées profondes et des coteaux et montagnes verdoyantes ou de paisibles troupeaux de brebis broutent est bien different des grands décors désertiques et rocheux ou nous circulions les précédents jours.  Calme, paix et sérénité se degagent des lieux.
Loin de la voie ferrée le sommeil sera réparateur.

Saint-Jean-de-Luz

Jeudi 2 octobre. C'est en empruntant le sentier qui monte vers le chateau et la statut du Christ qui tends les bras en son sommet que nous debutons la journée.   La vue de la mer, de la baie et de la ville est  spendide du haut de ce perchoir fortifié. Les epais murs de pierres taillées qui ceinture le cap sont ouverts par des espaces d'ou les canons pouvaient assurer la protection de la ville.
Nous poursuivons vers la vieille ville en flanant au hasard de ses rues bordėes de restaurants,  de patisseries, de bars et de commerces de toutes sortes.  Il est bien agréable de se détendre ainsi. Un artisan tourne une meule de pierre a la main.  Il mout une noix qui produit l'huile d'argan.  Nous lui en achetons un flacon.  Quelques pas, deux patisseries trop appétissantes viennent finir dans notre bouche.  Les boutiques ont tous sorties leur nouvelle collection automne/hiver.  La mode Européenne est un peu differente a ce que nous sommes habituės. Un brin plus exubérant avec une touche de chic bon genre.  Il serait regrettable de ne pas en profiter un peu. Un repas du midi delicieux accompagné de vin pour moi, de cidre du pays pour Pauline complete la visite de cette merveilleuse cité.   Nous profitons du WiFi du resto pour faire quelques appel Skype.  Yvan et Ghislain sont en lignes.  Nous joignons aussi Vero.
Nous quittons le territoire de l'état Espagnol heureux des decouvertes et des rencontres que nous y avons fait.
La France nous acceuille pour cette troisième et derniere portion du voyage a Ssint-Jean-de-Luz. Dans cette ville de bord de mer réputée nous avons la chance d'occuper la derniere place disponible dans l'aire de stationnement pour camping-car a proximité du port de pêche.   L'endroit est exigu.  La manoeuvre pour se faufiler dans l'espace libre ne laisse pas grande marge de manoeuvre. Une fois stationné  le voisin de notre site, un Britannique,  vient me feliciter d'avoir reussi a ranger un équipement de cette taille dans un endroit si etroit.  Il faut dire qu'avec ses sept metres quarante de longeur notre vehicule est souvent parmi les plus long dans les aires de stationnement. Nous apprécions le confort de ce motorisé.   L'espace de rangement ne manque pas, le lit est grand, la douillette confortable, la douche et la toilette agreables a utiliser, l'espace repas suffisamment vaste, le coin cuisinette adequat.  L'autonomie surprenante.  Il ne manque jamais d'eau, les batteries ne faiblissent pas, tous les appareils fonctionnent bien. 
Revenons au recit du voyage. La plage de Ssint-Jean-de-Luz est belle et longue. Nous marchons sur la plage les pieds dans l'eau du reflux des vagues.  Les hotels et une longue promenade bordent le rivage.  Puis nous abordons la decouverte de la ville.  Les commerces sont tres beaux.  A une dimension plus régionale que notre destination prėcedente les divers produits du terroir sont mis en valeur. Les aliments offerts ont tous l'air plus appétissants les uns que les autres. Nous nous laissons tenter par une tarte mousse de carottes au cumin et chevre qui ferra notre bonheur du repas du soir avec une bouteille de Cordoniu bien fraîche. Ce retour en milieu francophone demande une certaine adaptation, nous avons maintenant l'habitude de saluer les gens par un Holà plutot qu'un bonjour.  Demain nous serons gueris.  Nous avons hates de poursuivre la decouverte de cette bien belle ville et de son marché publique qui ouvrira ses portes vers sept heure. 
D'ici a demain un petit dodo reparateur ferra du bien.  Bonne nuit.

jeudi 2 octobre 2014

De la Méditerranée à l'Atlantique

Mercredi 1 octobre 2014.  Bonne fete Richard.  Mon frere a un an de plus. Nous nous mettons en route vers la cote Atlantique aujourd'hui. Mais avant d'y parvenir nous nous arretons dans le charmant village de Ujée.  Perché au sommet d'une montagne le petit village médiévale a un charme fou.  Son eglise qui a fait l'objet d'une importante restauration est meublé d'un maitre autel absolument spectaculaire,  tant par ses decorations couvertes de feuilles d'or que par sa dimension.  Dans le charmant village peu de gens résident. Pourtant tous les services y sont presents. Quelques reataurants, quelques bars, une boulangerie/patisserie artisanale.   Pour les autres produits de premiere nécessité un petit camion refrigeré contenant tous les produits d'epicerie passe dans les rues.  Nous y faisons l'achat d'un contenant de fromage blanc frais en compagnie de femmes du village dont une vient pour y troquer ses oeufs frais.  Les villages les plus reculés ont leur epicier sur place, n'est-ce pas fantastique.
Nous poursuivons notre route jusqu'a Puenta La Reina.  Ce village est connu parce qu'il est le point de rencontre de la voies Française du sentier de Compostelle apres la traversée des Pyrénées a partir de Saint Jean Pied de Port que nous visiterons dans quelques jours et de la voies Aragonaise du même sentier.  Nous y voyons quelques marcheurs Pèlerins qui traverse la ville alors que nous prenons notre repas du midi dans un bar a tapas sympatiique.   Le repas terminé nous nous rendons franchir le pont (puenta) de pierre du sentier en suivant des marcheurs Francais a l'habillement caricactural du Pelerins type.  Ils ne leur manquent qu'un collier de pure noisetier au cou pour que nous les confondions avec Marcel Leboeuf.
De retour sur la route.  Cette fois ci l'autoroute.  Nous franchissons d'immense montagnes et de longs et frequents tunnels pour atteindre Donostia ou San Sebastian selon le nom espagnol ou le nom Basque de la ville.  Nous sommes au pays Basque.  La ville de cent quatre vingt trois mille habitants est etendue sur le bord de l'Atlantique. Son port de pêche,  son port de plaisance,  ses longues plages, ses cotes rocheuses sont tous accessibles par une longue promenade en bord de mer.  C'est le long de cette promenade,  sur la pointe la plus avancée dans la mer, que nous trouvons notre stationnement pour la nuit.  Une localisation de choix qui nous permettra de decouvrir la ville a pied.   En haute saison l'endroit est trop frequenté pour qu'un camping-car y passe la nuit mais en cette basse saison la préposėe de l'office du tourisme nous affirme qu'il n'y a pas de probleme.
La ville s' est deja meritė le titre de meilleur destinations de qualité en Espagne.  Ce titre n'est pas surfait.  Les promenades, la vieille ville, les nombreuses places, les commerces de qualité sont de haut calibre. La ville et son bord de mer sont vraiment beaux. Les restaurants sont de qualités.  Nous nous attablons dans un bar a Pintxos, ces bouchées délicieuses appellées Tapas plus au sud, c'est excellent.  Nous explorons un peu ses rues marchandes avant de revenir sous les lueurs des magnifiques lampadaires qui garnissent la promenade vers  notre camping-car pour terminer cette journée en relaxant avec un verre de vin et quelques bouchėes.

Toc...tac...toc...

Mardi 30 septembre. Avant de débuter le récit de cette journée je retourne dans l'univers des reves qui ont peuplė ma nuit.  Des rêves paissibles ou j'ai revue une grande partie de ma vie en rencontrant les personnes que j'aime et que j'ai aimé.  Parents, freres et soeurs, amis plusieurs ont partagé des moments de bonheur dans mes souvenirs oneriques.
C'est lorsque ces moments se produisent que je resens toute le sens du voyage.  Partir a la rencontre des autres en s' abandonnant tellement que l'on reviens immanquablement vers soi.  Le voyage permet cet abandon que la preoccupation des obligations quotidienne n'autorise pas.  J'aime voyager en etant déstabiliser par la rencontre de l'autre et de ses coutumes, sa cuisine, sa difference si semblable a ce que nous sommes lorsque l'on outrepasse les préjugés et le premier regard.
Mais pour bien voyager il faut aussi garder les yeux ouverts.  C'est ce que je me suis dit en prenant la route direction les Cinco Villas. Une suite de village Aragonais ayant tous comme caractéristiques d'avoir préservée une importante architecture du moyen-age.
Notre arret a Uncastillo est charmant.  Les tres vieilles rues etroites, les eglises, les pavés sont d'un charme fou. Un arret dans la boutique de distribution d'un producteur de vin bio local pour l'achat d'une bouteille et un branchement WiFi le temps de prendre nos emails et de publier les recits des derniers jours.  Il est étrangement moins facile de trouver des connections Internet ici qu'en Inde.  Mais nous ne nous en faisons pas trop avec ça. 
La derniere destination du jour est Sos Del Rey Catolico.  Le chateau situé sur une colline avec deux promontoires domine le village situe stratégiquement entre les royaumes de Navares et le Royaume d'Aragon.  La ville fortifiée est ceinturée par une murailles dotées de sept portes.  La vieille ville médiévale est magnifique et se laisse agreablement decouvrir en se perdant dans ses rues et ses etroits passage.  Les portes des maisons sont remarquablement belles.  Nous visitons la vieille eglise et descendons dans la crypte par un etroite escalier en colimaçon pour atteindre les chapelles ornées de peintures remarquables a meme la pierre.  Nous avons souvenirs de peintures de ce genre dans des chapelles Grec.  Notamment dans une chapelle ou Saint Jean aurait rédigé une partie des evangiles sur l'ile de Patmos.

Ici a Sos Del Rey Catolico se produit une anecdote qu'il est difficile a croire même pour nous qui la vivons. Sur le plus haut promontoire, virvoltant dans un courant d'air tourbillonnant,  une legere plume blanche va et vient entre les vieux toits de tuiles et les murailles de pierres. L'alegorie  imaginé au cinema pour Forest Gump se realise ici dans la vraie vie.  Fruit d'un hasard defié par le thème musical que nous inspirait ce voyage.  Rencontre d'un troisième type.
Au pied du village la Pastelerie chocolates Santa Orosia.  Nous ne manquons pas de repartir avec une boite ...qu'il nous reste a decouvrir.

Nous resterons dans ce village pour la nuit bien stationné dans l'aire municipal prevu a cet effet juste a coté du centre sportif de la place.  J'y entre pour m'informer des conditions de stationnement.   Toc...tac...toc...tac...toc...tac...au centre de la grande salle deux joueurs de ping pong echangent la balle rapide en se tenant a six pieds de la tables.  Toc...tac....toc...tac ...toc...