Lundi 29 septembre. Il fait encore noir dehors lorsque nous nous engageons sous le couvert de la longue allėe d'arbres qui fut aménagé dans les temps anciens par les chevaliers de l'ordre des Templiers. L'atmosphere mystérieux crėė par le lieu est amplifiė par la lueur de notre lampe frontale qui guide nos pas.
Ce matin nous aborderons la journée en reléguant aux oubliettes la morale a la Brigitte Bardot en visite aux Îles de la Madeleines ou l'indignation caracterielle des pseudos ecolo du Plateau.
Ces jours de fête a Agreda et les traditions se vivent a leur façon. Nous assisterons a l'Encierro de reses braves qui se tient dans les rues etroites du coeur de la cité de 3700 habitants. L'événement debute a 08h00. Nous sommes acceuillis sur la place principale par des hommes qui nous offrent des patisseries et un verre de vin doux du pays, un moscatel. Nous marchons dans les ruelles etroites jusqu'à ce que nous identifions un endroit stratégique d'ou nous pourrons observer et capter des photos de l'activité a l'abris derrière de solides clôtures de fer. Dans quelques instants des taureaux agressifs seront lachés dans les rues. Avec plusieurs gens de la place, certains un peu plus pactės que les autres, je me tiens au centre de la rue surveillant attentivement l'arrivée des premières bětes en ayant bien sûr pris soin de reperer un espace pour retraitė rapidement derrière les barreaux. De puissantes détonations annoncent le laché des furieux animaux. Ils arrivent a une vitesse folle alors que les "BRAVES" rétractent a l'abris. Pauline est un peu contrariée que je sois le dernier a sauter la cloture, qui l'eu cru? Pas que Pauline soit contrariée mais que je sois le dernier! Le reste de l'événement consiste a retourner dans la rue pour attirer les taureaux qui passent et repassent s' arretant a l'occasion a notre hauteur pour charger la cloture et la foule aussi surexcité qu'eux. Un plus brave que les autres s' applique a prendre le taureau par les cornes. N'ayez crainte ce n'est pas moi. Pas si fou que ça le gars, je me contente de le photographier.
Puis nous passons l'après midi à flaner dans les vieilles rues de cette belle petite ville Le couvent des soeurs Franciscaine de Marie occupe une place dominante. C'est ici que cette congrégation de religieuses a ete fondée au dix septième siècle. La presence et l'influence de ces soeurs missionnaires dans le monde ont contribué a l'essort de la ville. Ma regretėe soeur Louise a ete membre de cette communauté religieuses au debut se sa vie adulte.
Nous poursuivons notre découverte de la ville dans le quartier Arabe. Les murs de pierre decrepis de cette partie de la ville remonte au neuvième siècle. Deux portes typique de l'epoque en forme de trou de serrures subsistent dans l'epaisse muraille qui ceinture le quartier.
Une pause café nous permet de se détendre un peu avant le spectacle de 17h00 a la Plaza de Toro. L'arene de taureau circulaire acceuille en cette fin de journée une corida appelée Taurino. Nous ne savons pas trop a quoi nous attendre. Plutot en fin d'avant midi nous nous y etions présentės pour assister a une corida a l'intention des jeunes adolescents. Ces jeunes plein de boutons et d'adrenaline affrontent des taureaux de deux ans. Ils restent plutot collés aux bandes et cages protectrices en attirant les jeunes taureaux surexcités qui apres cinq a dix minutes de course folle dans l'arène retournent dans leur enclos. Certains jeunes, plus braves ou plus fous avancent quelques pas dans l'arene avec un tissus rouge qu'ils abandonnent rapidement derrière eux en fuyant hors du parterre quand le taureau les repèrent. Mais ce soir c'est un spectacle pour adulte.
L'arene est pleine. La foule est animée tout en etant contenu. Un atmosphère bonne enfant. Le cavalier vedette fait son entrée sur une superbe monture suivit d'une dizaine d'autre chevaux qui seront utilisés selon les etapes du spectacles. Suivent trois torreadors en tenue d'apparat avec leur cape. Un premier tour de piste permet de constater les talents du cavalier et de sa bete, un pure sang arabe. La fanfare entonne le rythme typique du debut d'une corida. Le premier taureau entre en courant. S' en suit une course entre la monture et le taureau ou toute l ' habilité du cheval et du cavalier sont mis en valeurs. La foule apprecie. La suite releve de l'art de la taureaumachie. Banderilles et autres objets perforants sont enfoncés dans la bete qui s' essouffle jusqu'à ... son dernier souffle. Les spectacteurs sont plus excités par les prouesses du cavalier que par l'assaut final. Une certaine forme de retenue et de compassion peut se lire dans l'attitude d'une grande partie de la foule. Cela ne rends pas l'exercise automatiquement romanesque mais il faudrait approfondir notre connaissance de ce peuple et de sa culture avant de porter un jugement hatif sur ce spectacle qui nous choquent un peu sur la base de nos propres valeurs. Mais quand on voyage c'est pour découvrir l'autre, pas pour le juger.
Nous sommes satisfait de notre expérience en sachant que je ne chercherai pas nécessairement a renouveler ma présence a ce type de spectacle dans cette forme.
mardi 30 septembre 2014
Encierro et EspectaculoTaurino
Comida popular
Dimanche 28 septembre. Vers 09h00 nous nous mettons en direction de Lituenigo. Nous voulons y arriver tot pour visiter le village avant la messe de 11h00. Une fois de plus la route pour s' y rendre est d'une beauté exceptionnelle. Nous traversons la montagne de Moncayo. Les champs sont decoupés en mosaïque d'une multitude de vert et d'ocre. La lumière du matin revele toute la grandeur de cette nature. Nous arrivons a Lituenigo, cent trente deux de population. Aujourd'hui les gens des alentours s' y réunissent pour celebrer une tradition vieille de trois cents ans, la pesaje de los ninos nacidos en el ano. Nous assistons a la messe qui précède la cérémonie. C'est une messe de bapteme. Les parents sont fiers. Apres la messe le nouveau baptisé sera rejoins par 42 autres nouveaux nées de l'année pour etre pesée sur une balance romaine. Le poupom est depose dans un panier d'osier d'un côté de la balance pendant que de l'autre côté on verse du grain jusqu'à equilibrer son poids. Tour a tour les poupons souvent habillés en vetements traditionnels se prêtent a l'exercice en compagnie de leur famille pour la photo souvenir. La joie se lit dans le visage des parents. Les spectacteurs reçoivent et partagent ce sentiment de bonheur. Nous faisons l'objet de la curiosité de plusieurs. Il est de plus en plus fréquents que les gens savent que nous sommes les Québécois avant même qu'on leur parle. Parler est un grand mot ici ou pratiquement personne ne parle ni français ni anglais. Mais nous communiquons quand même assez facilement. Portant fierement au cou le foulard vert de la fete au blason de la ville nous nous approchons de la prochaine activité qui a lieu a 15 heures. Selon le nom La Comida Popular il s' agit sans aucun doute d'un repas communautaire. Des tables ont ete dressées devant le fronton de belote Basque. Nous voyons les gens s' approcher des lieux avec chaudrons et couvert a la main. Nous ne comprenons pas vraiment. Une dame s' approche de nous et avec gentilesse nous prends sous son aile...en espagnol bien sûr. Finalement nous comprenons. Nous allons chercher chaudron et couverts dans le camping-car et nous nous mettons en file. Cuisiné dans d'immenses chaudrons de fer sur feu de bois on nous sert une delicieuse soupe de haricots blancs, lardons et porcs et un boeuf braisé gouteux avec pommes de terre. Nous nous attablons avec les gens de la place. Vin et baquette accompagnent de delicieux repas qui se termine avec une glace. Le terroir et l'authentique dans sa plus pure expression. Alors que nous partons une tablée nous retiens. Ils veulent en savoir plus sur les raisons qui nous ont attiré ici. Ils nous offrent un verre de cava aragonais en guise de remerciement. Termner une si belle journee avec des bulles dans un si beau village acceuillant, on ne peut rien demander de mieux.
Retour a Agrada sous notre allée d'arbres si magnifiques pour passer la nuit, demain gros programme en vue.
Saisir l'occasion qui passe
Samedi 27. Nous nous réveillons après une nuit d'un sommeil profond. Le SPA de la veille a libéré tous les tensions musculaires accumulés. Nous nous sentons parfaitement détendus alors que nous prenons la route. Un grand lac, suivi d'un second surprennent dans dans ce territoire plutôt désertique. Tres bientôt les douces collines aux sols rougeatre qui agrementent le paysage en bordude de la route que nous emprutons confirme la rareté de l'eau. Un reseau de canaux d'irrigation serpente le terrain aride. Les ruines de chateaux d'une autre époque agrementent le paysage. Trop beau pour ne pas s' arreter le temps d'une photo. Les lumières bleus qui pivotent sur le toit du vehicule qui s' immobilise derrière le camping-car sont moins agreable a nos yeux. N'arretez pas sur la route me crie-t-il en espagnol. Je comprends sans rouspéter cette langue qui m'est pourtant étrangère. Nous franchissons maintenant le territoire d'une nouvelle province de ce pays, nous sommes passe de l'Aragon a la Castille-Leon. Nous poursuivons sans problème traversant des zones couvertes de fleurs de tournesol bien mûrs. A travers le paysage d'eglise du neuvième au douzieme siecle, de ruines datant de l'ere romaine se dressent comme une plaie dans le paysage des centaines d'éoliennes geantes. Ce ne sont pas des geants imaginaires qu'un preux chevalier accompagné de son fidele serviteur voudrait vaincre. Il faudrait que Don Quichotte de la Mancha reviennent pour les chasser.
Nous arrivons a Soria. Ville facilement accessible ou nous prenons une grande marche en son centre. Dans le parc municipal un homme âgé est a nos cote alors que nous examinons l'affiche du plan de la ville. Ici, comme depuis que nous avons quitter les hauts lieux touristiques de masse les gens parlent et comprennent seulement l'espagnol. Qu'à cela ne tienne nous engageons un échange avec lui parlant de son pays, du Canada, de ce qu'il a fait comme voyage. Une rencontre sympatiique. Un arret dans une biscuiterie, nous rions a gorges déployėes avec la propriétaire, son mari vêtu de son costume de pâtissier vient a l'avant de la boutique. Nous repartons avec quelques biscuits et une photo de groupe captée devant leur commerce. Detour par un magasin spécialisé dans le café. Le vendeur rondouillet nous conseil selon les indications de notre goût en la matière. Il nous propose un melange au gout prononcé que nous recherchons. La barrière du langage se franchi facilement avec de la bonne volonté. La ville est belle et animé. Nous prenons un repas du midi absolument succulent. Soupes délicieuses, des joues de porc sur l'os pour Pauline, moi un plat de poisson, de la bonita, totalement parfait avec sa sauce û poivrons et tomates concassées. Et pourquoi pas une bouteille de vin du pays. Nous repartirons avec la demi coiffé d'un bouchon, conduite automobile oblige. Un dessert complète ce repas agreable. Décidément les espagnols de Soria mangent bien. Nous aussi.
Prochaine étape Agreda ou j'ai identité une halte camping-car municipal qui semble bien. Localisée dans un parc ou une allee de maronniers geants font un long tunnel de pres d'un kilomètre sous la canopé l'endroit est tres beau. C'est le long alignement de maronniers en Europe. Nous sommes localisée a peu de distance de notre prochaine etape Lituenigo ou demain matin se tient une cérémonie un peu special. J'y reviendrai demain mais pour l'instant nous allons marcher dans Agreda.
De la musique et des cris de foules attirent nos pas. Nous arrivons a l'arene de taureau ou une grande fete pour les jeunes se passe. Des jeux style Wipeout mettent au defi les participants qui chutent et trebuchentt sur ces structures mobiles en mousse amortissante. L'atmosphere est survolté. Nous nous joignons a la foule puis poursuivons notre marche vers la vielle ville. Place centrale, une grande scene, un orchestre fait ses test de son.. il y a fete au village pour les prochains jours. Nous apprenons qu'a compter de lundi se tiendra un Encierro de reses bravas. Un laché de taureaux dans les etroites rues de la ville. Puis en soirée une corrida. C'est magique de tomber par hasard sur ce genre de fete populaire authentique en dehors des circuits touristiques traditionnelle. Nous ajusterons notre horaire pour vivre ces moments exceptionnels et peut être vous les conter.
vendredi 26 septembre 2014
Ici, maintenant
Vendredi 26 septembre. La nuit a Catalayud a ete reposante. L'aire de stationnement pour le camping-car est très bien aménagé. C'est sur le couvert d'arbres matures que nous sommes immobilisé. Tot le matin le chant delicat des oiseaux annonce l'aube du matin. Un début de journée tout en douceur. Un bon petit déjeuner pris nous nous mettons en direction du site archéologique de Bilbilis
L'immense cité Romaine antiques localisée sur le sommet d'une montagne s' offre a nous. Nous sommes seul pour visiter le site. Le sol rocailleux quasi désertique est couvert de plant de thym sauvage. Nos pas levent le parfum devla plante aromatiques au vertu apaisante. Cette journée s' annonce vraiment pour etre apaisante. L'immense cite datant de plus de cent ans avant J.C. est bien revelė suite au travail des archéologues. Plus bas sur le flanc de la montagne un berger et ses chiens conduisent un troupeau de moutons. La musique des cloches pendant au cou des animaux rend la scene pastorale inspirante. Nous captons un bref video du moment qui ne saura pas rendre totalement l'esprit du moment. Toutes les jours devaient debuter ainsi. Nous quittons ce lieu magique a destination de Monasterio de piedra. Pas tres loin. Une quarantaine de kilometres. Rien de la publicité ni du site internet ne peuvent rendre la beauté du lieu. Un monastere du douzieme siècle avec un parc sur plusieurs kilomètres qui est couvert d'innombrables cascades, chutes et cavernes. Le site est d'une beauté excessive comme seul les Cisterciens savaient mettre en valeur. Apres je ne sais combien de chutes et cascades tous plus belles les une que les autres nous nous engageons dans un tunnel etroit creusé dans la roche. Des marches y ont ete decoupés. A mesure que nous nous enfoncons dans le sol l'eau suinte de plus en plus de la voute. A pres de 150 pieds de profond de l 'entrėe de ce passage nous nous retrouvons derriere une chute. Le torrent vertical rejete une bruine rafraîchissante, meme froide dans l'immense caverne qu'elle dissimule. Les formations rocheuses ressemblent à des gargouilles deligounantes. Les mousses d'un vert chlorophylle intense rende le lieux vivants. Nous n'avions jamais imaginé de lieux si éblouissant, si inspirant. Nous emprutons un autre tunnel sous la chute pour resortir a 50 metres du pied de celle-ci qui a une hauteur de 150 a 200 pieds. Impressionnant est un mot faible pour décrire la scene. Et ce n'est pas fini. Plusieurs autre cascades s' offrent a notre regard alors que cinq oiseaux rapaces survols les liaux ou nous pouvons observer des truites de 10 a 15 livres nagés dans le torrent. Les etangs qui suivent sont d'un vert eclatant. Il est difficile de comprendre qu'un parc d'une si grande beauté ne soit pas plus connu dans le monde. Nous completons la visite par l 'exploration du monastere Cisterciens.
Une journée si inspirante merite une fin en apothéose. A 17h00 nous avons reservé une session au spa de l'endroit. Haman, sauna, tourbillon, cage de luminotherapie, chaise aquatique de massage energique, piscine de relaxation avec une multiplicité de jets et chutes thérapeutique, etvtout ca dans sous les voutes d'un monastere du douzieme siecles. Moment de détente ultime que nous completerons en buvant des bulles avant d'aller se coucher. Une vie de moine que j'adopterais sans misere. Maintenant ne me demandez pas quelle estble programme de demain, je m'en fou. Ici, maintenant, rien d'autre ne compte.
Une longue route de satisfaction
Jeudi 25 septembre. Grosse journée en vue. Aujourd'hui nous avons un parcours de 244 kilometres de planifié. C'est la plus longue etape devtout notre voyage. Nous decidons quand même de débuter la journée calmement. Les kilometres s' accumulerons au fur et a mesure. Rien ne sert de courir nous a enseigné Jean De Lafontaine.
A quelques kilometres de Taragona nous nous rendons a Ponte Del Diable, les vestiges d'un aqueduc romain. Tout un vestige. L'aqueduc faisant une cinquantaine de metres de haut comporte une serie d'arches superposées qui permettait a l'-eau de s'ecouler dans une rigole en son sommet sur plus de cinq cent metres. Ce n'est pas le pont du Guard avec ses triples arches mais celui-ci est tout même très imposant. Surtout qu'il est dans un etat tel que nous pouvons marcher sur toute sa longeur devson etroite rigole du sommet pour le traverser. Un peu deccourage pour vaincre la crainte des hauteurs et croire en la competence des ingénieurs Romains qui ont construit ce pont il y a plus de deux mille ans. De quoi ne pas rendre fier l'entrepreneur qui a construit le pont Champlain. Chez les Romains les infrastructures tenaient bon. L'histoire ne nous revele pas s' il y avait des extras, des vrai extras et desvfaux extras mais chose certaine les entrepreneurs vivaient deja grassement a cette epoque. Une civilisation si peu éthique peu bien s' etre eteint, c'est ce qu'elle méritait pour ne pas avoir su enrayer ces filouteries. Treve de divagation, la visite valait la peine. Nous reprenons notre longue route. Tout se passe bien. 244 kilometres de plus au compteur nous arrivons dans Saragosse. Il n'est jamais simple de trouver du stationnement pres des centres villes. Je m'immoblise avec les quatre clignotants pendant que Pauline s' informe a des policiers qui montent dans leur voiture. Suivez nous disent-ils. 7 a 8 virages plus tard nous sommes a l'entree d'un stationnement a deux pas du centre ville avec une vue imprenable sur la Cathédrale. Mucho Gratia policia.
Saragosse est éblouissante. Les vestiges de la Rome antiques omnipresent. Une grande place d'une grande beauté. Plein de sculptures de bronze. Une rambla fantastique. La place d'Espagne tres belle. Une ville de culture et d'art ou les batiments modernes cotoient sans heurts les ruines antiques, les eglises du douzieme siecles, la Cathedrale absolument renversante. Nous sommes ici au coeur du royaume d'Aragon. Une puissance qui a une lontaine epoque, les monarques Francois d'Aragon et Isabelle de Castille avaient financé les expeditions d'un certains reveur nomme Christophe Colomb.
La grandeur est encore présente dans cette magnifique ville.
Nous completons notre visite il est pres de 18h00. Aussi bien faire un bout de chemin pour trouver un endroit pour passer la nuit.
La route est belle, nous traversons des hautes montagnes en passant allègrement les camions tracteurs qui peinent dans les longues montées. Le camping-car se comporte a merveille sur cette autoroute. Cet équipement est vraiment fait pour voyager. Trois cent soixante neuf kilomètres plus loin que ce matin nous quittons l'autoroute a Catalayud. Un site archéologique nous interesse ici, nous le visiterons demain. En attendant nous devons trouver un endroit pour la nuit, il ferra sombre dans une demie-heure. Je demande a un homme qui sort d'une usine des informations. Il ne parle pas d'autre langue que l'espagnol et il parle vite. Mais il est plein de bonne volonté et de gentilesse. Il parvient a nous indiquer un endroit prevu pour les camping-car dans la ville. Lecsitevest bien localisée. Nous y passerons la nuit apres une agréable marche dans la vieille ville aux restaurants et bars remplis des gens de la place qui sortent pour prendre leurvrepas du soir apres vingt heures.
Nous nous couchons unevfois de plus rassasiés de decouvertes et de rencontres qui font de ce voyage une expérience formidable jusqu'à ce jour.
jeudi 25 septembre 2014
Bonne nuit, beaux rêves
Mercredi 24 septembre nous debutons la journée en economisant nos forces car le programme du jour devrait nous faire marcher pas mal.
Le bus de 11h20 nous conduit a proximité des vestiges d'un grand amphithéâtre Romain. Le site en bord de mer a conservé ses gradins de pierre semi-circulaire, les quartiers des gladiateurs, son arene de combat centrale. Ce n'est qu'une des nombreuses ruines romaine bien conserve qui parent le paysage de Taragona. Que cette ville est belle et vivante. L'incident du portefeuille de hier ne troublera certainement pas le moment présent ni les jours a venir, Mais en regardant ces arenes je ne peux m'empêcher d'imaginer le plaisir que j'aurais a voir le brigand jetė en pature aux gladiateurs qui se tiennent au centre avec leurs epees, leur massue, leur bouclier, les filets. Au moment de l'assaut final il est plus que probable que mon pouce aurait tendance a se diriger vers le bas. Et vous?
Mais la réalité est différente. Pas de brigand au centre de l'arène mais oui réellement une dizaine de gladiateurs torse nue en jupettes rouges prêt a affronter ... la foule de touristes qui souhaitent une photo a leur côté. Il ne s' agit pas des habituelles quěteux qui se deguisent un peu partout sur les places publiques des lieux touristiques pour soutirer quelques pieces aux promeneurs. C'est une represantation privée, bien organisé, que nous pouvons observer de l'extérieur du site. Les gladiateurs sont impressionnants a voir meme de loin.
Nous poursuivons notre programme quotidien en remontant la grande Rambla avant de nous diriger vers la Cathédrale. Chemin faisant un arret dans une boutique de maillots de bain dont la vitrine avait attirer notre attention hier mais qui était fermée a cause de la fete. Quelques essaies et Pauline repart avec un tres jolie maillot dans le sac.
L'activité que nous sommes venus voir est spectaculaire. Les casteli, apres avoir formé leur tour humaine montent les longues marches de la place de la Cathédrale en formation. La place est trop bondėe pour que nous puissions y acceder mais nous ne manquerons rien de la suite tout aussi spectaculaire quand ces tours humaines effectuent la marche de la Cathédrale a l'hotel de ville. Pres de un kilometres dans des rues etroites, en pentes, a la surface en pierre de galets. Dans le double virage et contre-virage en pente ou nous sommes postės pour les observer les equipes ont deja parcourus avec succes la majorite du trajet. Il ne reste qu'un virage a 90 degrés pour acceder a la place de la mairie qu'il leur faut traverser en entier pour que le defi soit reussi. A l'endroit ou nous sommes nous pouvons voir dans leurs visage l'effort ultime que l'exploit exige. Trois equipes sur quatre reussiront. Encore une fois l'atmosphère de la foule rends cette ville festive si agreable que c'est en chantant Akuna Matata que nous vivons cette journee.
Longue marche sur la Rambla, destination El Cortez Ingless, un grand magasin Espagnol. Mais avant de l'atteindre un excellent repas Chez Regine. Tres bon, un verre de vin est inclus avec le repas mais le maitre d'hotel decide de nous offrir plutot une bouteille de la maison. Moment tres agreable.
C'est donc la tete legerement dans les vapeurs que nous magasinons chez El Cortez Ingless et ajoutons quelques vetements a notre garde robe.
Retour pour une longue promenade sur la Rambla. Hier le grand espace publique était occupé par des producteurs artisanaux. Nous avions profitė de leur présence pour refaire provisions d'olives tous plus goûteuses et bonnes lles unes que les autres, de saucissons secs dont ils connaissent les secrets pour produire le bonheur en bouche, d'un pain fabriqué sur place par un boulanger a la mine for sympatiique qui petri la pate sur place et enfourne dans son four mobile surmonté d'une effigie de dragon sculptė avec du fer ornementale, Aujourd'hui ils ont cédé la place a la grande Correfoc qui si tiendra vers 22h00.
Nous faisons un crochet latéral vers la place du marche publique. Même si les etals a l'interieur sont fermés en cette fin de journée le détour vaut la peine. Sur ses. Façades sont peint des fresques colorés représentant les scènes et événements que nous avons vecu ici au cours des derniers jours. Nous reconnaissons les geants, les nanos, les castelis, les danseurs de sardane les joueurs de Grottes instruments a vent mi flute mi corne, typiquement Catalan, les cérémonies officiel, la mairie et son fier premier magistrat, la Cathédrale et le bras sacré de santa Tecla, les diables et les dragons. Tout y est dans un condense, un résumé de la vie a Taragona. Tout autour sur la place les cafés offrant des patisseries et des tapas plus attirants les uns que les autres garnissent les tables occupės par la faune locale. Nous ne pouvons resister a garnir notre sac de quelques douceurs.
Il nous reste maintenant a decider si nous restons pour la correfoc de cloture de la fete. Il est actuellement 20h00
La folle parade des diables et dragons de feux et de petards se terminera passe minuit et demain nous avons une longue route a faire. Nous decidons de rentrer apres une si belle journee
De.retour au camping-car petit moment de détente avec un bon café. Dehors nous entendons des bruits de tonnere et des eclairs puissants. Serait-ce la correfoc qui est si puissante? Il est maintenant 22h00 heure prévu de son debut. Non c'est un orage violent qui vient clore cette journée. Aucun doute que la correfoc a ete annulé.
Nous sommes bien content d'etre au chaud et au sec.
Bonne nuit, beaux rêves.
mardi 23 septembre 2014
Surprises et inedits
Mardi 23 septembre. Aujourd'hui et demain sont les deux journées les plus intenses de la fete de Santa Tecla la patronne de la ville de Taragona.
Nous prenons l'autobus a la sortie du terrain de camping pour joindre le centre ville a 4,5 kilometres seulement. Premiere surprise de la journée le bus est gratuit pour ce grand jour de fete. Nous debarquons dans une ville absolument magnifique. La rue qui nous acceuille pour atteindre la place de l'hotel de ville et la place de la Cathédrale est coiffé de fanions de la fete. Le long de la rue que nous emprutons des gens semblent attendre. Un defile s' envient, 5 minutes d'attente,.
Dans un bruit d'enfer, sous les jets de fusées pyrotechniques projetant fumée et etincelles intenses, dans la rue, sur la foule, sur moi, les dragons cracheurs de feu defilent escortes de diables guides par Lucifer en personne. Les nombreux monstres cracheurs accompagnés de leur troupe de musiciens sont aussitôt suivis par d'élégants couples de Geants qui dansent en deambulants devant nous. Les Nanos, espece de marionnettes "bubble head" surprennent avec leur visage grotesques souvent en grimace. Les groupes de danseurs folklorique de plusieurs disciplines suivent. Puis arrivent une cavalerie de chevaux marionnettes devancant des cavaliers qui escortent le cortège du maire et des notables encadrė par une garde d'honneur en grand costume d'apparat. Tout un defile grandiose en apperitif de cette journée qui s' annonce pleine de surprises et d'inédits.
Nous atteignons la Cathédrale. Plutot ce matin la sainte relique de la patronne de la ville Santa Tecla a ete extraite de la boite fermėe dans laquelle elle est conservée au fond de la chapelle solidement cadenassé. Il n'y a qu'aujourd'hui ou elle peut etre vue alors qu'elle circule dans la ville sous un daie, vigoureusement protege par son escorte. A la fin de la journée elle reintegrera sa place, a l'abri.
Nous entrons dans sa magnifique chapelle d'ou elle est absente, puis completons la visite de la Cathédrale. A l'avant un pretre et deux personnes discutent. Nous nous joignons a eux, Le pretre ne parle pas anglais, une femme enthousiasme a souhait traduit pour nous nos questions. Elle vit a Taragona depuis trente ans et est passionné de culture. C'est la premiere fois et un grand privilege pour elle de voir et au extase supreme pouvoir toucher au bras de Santa Tecla. Car ce que tiens dans ses mains le pretre c'est la sainte relique. Un bras sculptė dans l'argent, portant une multitudes de joncs et de bagues aux cinq doigts. En son centre un fragment d'os veritable de la sainte que l'on peut observer par un petit hublot. Le pretre la garde precieusement mais nous permet de l'approcher respectueusement. Un homme en soutane se joint a nous pour echanger amicalement pendant que le pretre part subrepticement pour ranger l'objet saint a l'ecart. Un deuxieme moment de surprise et d ' inédit.
Nous voudrions bien arreter pour manger mais le spectacle des Casteliers qui debute bientôt, face a l'hotel de ville nous attire trop. Sans trop le savoir nous nous retrouvons parmi ces athlètes de la pyramide humaine. Il faut peu temps pour echanger avec eux entre les prestations des quatre troupes qui performeront chacune trois figures. Ces participants s' entrainent constament trois jours par semaine pour maintenir la force, la concentration, l'endurance et la camaraderie qu'exigent la discipline. Pour realiser un Casteli de huit de haut il faut une equipe d'au moins cinq cent participants. Nous finissons par nous sentir si bien a echanger avec ces gens que nous sentons leurs efforts lorsqu'ils realisent la tour mais aussi, un peu leurs douleurs lorsqu'à quelques reprises une tour s' effondre avant d'etre completé. Quelques participants repartent sur des civieres. Les equipes sont solidaires. Ils connaissent les risques qui sont compensés lorsqu'on constate le bonheur fou qu'ils degagent et transmettre a la foule lorsqu'ils réussissent.
Du haut du balcon de l'hotel de ville les notables observent eux aussi les performances. A côté du maire se tient l'homme a la soutane rencontré a la Cathédrale. Un Catalan m'informe que c'est l'archevêque qui est venu presider la celebration de la sortie de la sainte relique. Nous retenons de lui l'image d'un homme simple et sympathique.
Le temps d'aller chercher deux bieres fraiches au bar qui borde la place nous continuons nos echanges avec ces gens formidables qui nous ont fait vivre des surprises er de l'inedit une fois de plus.
Il est vraiment temps d'aller manger maintenant si nous voulons avoir l'énergie nécessaire pour compléter la soirée. Un agreable resto nous acceuille. Une bouteille de bon vin agremente le repas. Un repas correcte, meme bien. Que se passe-t-il pas de surprise, pas d ' inédit. Laissez nous le temps de finir de manger SVP.
La Cuenta por Favor. Poche droite, poche gauche, zip, dezip, mon portefeuille! Quelle surprise? Tout a fait inedit. J'ai du bouscouler un peu pour atteindre le bar d'ou je suis repartit les deux mains tenant chacunes une biere dans les airs en me frayant un chemin dans la foule. L'incident sera clos sans grand mal avec une visite a la policia locale, un appel a visa, quelques euro en moins ainsi que mon permis de conduire. Aucune transaction frauduleuse, nous avons d'autres cartes pour le voyage. Rien pour nuire a une si belle journée remplie de surprises et d'inedit.